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Bulletin Quotidien Europe N° 9470
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/france

Les pistes de travail de la Présidence française

Bruxelles, 17/07/2007 (Agence Europe) - Le secrétaire d'Etat français aux affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, a dessiné mardi les contours du programme de travail de la Présidence française au second semestre de l'année prochaine. Lors d'une conférence au European Policy Center (EPC), M. Jouyet a évoqué quatre thèmes, qui devraient alimenter les débats à partir du premier juillet 2008:

(a) la croissance, la compétitivité et la politique de l'emploi. La France entend contribuer à la poursuite de la stratégie de Lisbonne, renforcer la croissance potentielle en Europe et instaurer « un dialogue plus équilibré entre les aspects de politique budgétaire et monétaire », a souligné M. Jouyet, qui plaide aussi pour l'intégration des marchés financiers ou l'accès au travail des populations fragiles.

(b) le renforcement de la sécurité et de l'indépendance énergétique, ainsi que la lutte contre le changement climatique. Il faut une meilleure organisation du marché européen de l'énergie et aider les constructions propres ou à haute qualité environnementale, a-t-il souligné, y compris par le biais d'une fiscalité adéquate pour ce type de produit.

(c) l'Europe du futur. Ce volet concerne la recherche, les projets scientifiques, la capacité des PME à se développer, des projets industriels comme Galileo (dont les problèmes actuels ne sont par ailleurs « pas insurmontables »), mais surtout l'Europe des nouvelles générations. « Nous sommes au cœur de la génération Europe » ce qui doit amener une nouvelle culture européenne. Chaque jeune, étudiant, dans la vie active en formation professionnelle devrait bénéficier d'un séjour au moins de six mois à l'étranger, « une sorte d'Erasmus plus », a déclaré M. Jouyet.

(d) l'influence de l'Europe dans le monde. Cela passe par la politique européenne de voisinage (PEV), dans le cadre de laquelle la France entend poursuivre la stratégie européenne avec l'Asie centrale mais aussi se pencher vers le sud. Il faut développer et donner à nos voisins méditerranéens le même rêve, les mêmes perspectives que nous nous sommes donnés en Europe, a-t-il plaidé en évoquant l'idée d'une Union méditerranéenne. La Turquie pourrait y participer si elle est intéressée, mais il ne s'agit « en aucun cas d'une alternative au dialogue et aux relations très fortes qui doivent exister » entre Ankara et l'UE, a-t-il précisé. Néanmoins, il est nécessaire d'avoir une réflexion ouverte sur les frontières de l'Europe et « nous verrons avec nos partenaires d'ici la fin de l'année si la question est mûre pour être mise sur la table ».

Parmi les autres questions qui n'ont pas attendu la Présidence française pour être soulevées, le dialogue « discret et responsable » entre le Président de la Banque centrale européenne (BCE) et les ministres des Finances « n'entraîne en rien une atteinte à l'indépendance de la BCE et à ses statuts », a par ailleurs indiqué M. Jouyet. Sur les taux de change, la France ne demande qu'à en rester au Traité, « pas plus mais pas moins ». En plaidant pour l'amélioration de la gouvernance économique, Paris, souhaite aussi une extension du champ des questions traitées dans le cadre de l'Eurogroupe, concernant la durabilité des finance publiques (organisation des fonds de pension, les retraites, etc.), la productivité du marché du travail et à la maîtrise des coûts, l'organisation du financement du marché immobilier, etc. (ab)

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