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Bulletin Quotidien Europe N° 9470
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/bresil

Des parlementaires européens demandent un embargo sur les importations dans l'UE du bœuf brésilien

Bruxelles, 17/07/2007 (Agence Europe) - Plusieurs membres de la commission agriculture du Parlement européen se sont prononcés, lundi 16 juillet à Bruxelles, en faveur de l'interdiction immédiate et totale des importations, au sein de l'UE, des viandes bovines originaires du Brésil. Lors de cette réunion de la commission agriculture du PE, des producteurs irlandais et écossais (associations IFA et SBCA) ont présenté un rapport alarmant sur les problèmes sanitaires relevés dans des élevages brésiliens de viande de bœuf destinée au marché européen. Le président de la commission de l'agriculture, le conservateur britannique Neil Parish, a demandé aux Commissaires européens concernés de venir débattre en septembre prochain de l'éventualité d'imposer un tel embargo sur le bœuf brésilien.

Au cours d'une récente mission au Brésil, l'Association des agriculteurs irlandais (IFA) a constaté, sur le terrain, des manquements graves en matière de contrôle de l'innocuité des denrées alimentaires. L'identification des animaux laisse à désirer, de même que les contrôles des animaux touchés par la fièvre aphteuse. Les inspecteurs ont aussi mis au jour des lacunes dans le système brésilien de notification des déplacements d'animaux ainsi que l'utilisation d'hormones interdites dans l'UE.

Les parlementaires se sont notamment demandé pourquoi des pays comme les Etats-Unis, l'Australie et le Japon ont mis en place des mesures d'interdiction de la viande brésilienne, alors que l'UE ne l'a pas encore fait. Un représentant de la Commission européenne et un responsable de l'Office alimentaire et vétérinaire (OAV) de l'UE se sont montrés bien moins alarmistes que les auteurs du rapport irlandais. Ils ont souligné que les enquêtes menées dans ce pays par l'OAV avaient certes révélé des lacunes, mais ne justifient pas la suspension des importations.

Le Comité des organisations professionnelles agricoles de l'UE (Copa) et la Confédération générale des coopératives agricoles de l'UE (Cogeca) ont demandé un renforcement des contrôles sur les produits brésiliens qui arrivent dans l'UE. Ils estiment que ces découvertes « ébranlent la crédibilité des contrôles officiels effectués au Brésil. Si l'on veut que les consommateurs gardent confiance en la sûreté de la viande bovine, il est de la plus haute importance de s'assurer qu'un système harmonisé de contrôle et de traçabilité soit mis en œuvre par les autorités brésiliennes. Assurer une traçabilité totale ne se limite pas à effectuer des contrôles aux abattoirs qui produisent la viande destinée à être exportée. Cela implique la participation des agriculteurs de toute la région d'où provient le bétail destiné à un abattoir déterminé », explique le Copa et la Cogeca.

Pekka Pesonen, le secrétaire général de ces organisations agricoles, demande à la Commission d'accroître la fréquence des contrôles physiques sur les importations de bœuf brésilien. « S'il s'avère que ces manquements graves sont monnaie courante, l'UE doit être prête à introduire, sans hésiter, des mesures complémentaires telles qu'une interdiction complète des importations de bœuf brésilien », explique-t-il.

Selon M. Parish, l'UE a importé, en 2006, 333.000 tonnes de bœuf originaire du Brésil, dont 30.000 tonnes ont gagné le Royaume-Uni. (lc)

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