Bruxelles, 21/06/2007 (Agence Europe) - Une semaine après la visite le 12 juin dernier à Bruxelles du ministre chinois du Commerce Bo Xilai (EUROPE n° 9443-9445), le ministère chinois des Finances a annoncé mardi son intention de réduire sensiblement les aides fiscales qu'il octroie aux exportateurs de certains produits. Au 1er juillet prochain, 2 831 types de produits (citons pêle-mêle les jouets, les montres, les produits d'acier, les véhicules à deux roues, les ciments, les fertilisants, le sel, l'accent étant mis sur des produits dont la fabrication est fortement consommatrice d'énergie ou polluante), soit 37% des catégories de biens que la Chine exporte, vont perdre les privilèges fiscaux auxquels ils pouvaient prétendre jusqu'à présent. Mécaniquement, tous ces produits seront légèrement plus chers à l'exportation. En effet, les rabais à l'exportation actuellement compris entre 8 et 17% seront de 5 à 11% selon les cas. « Le but est de restreindre la vitesse d'accroissement des exportations et de soulager les problèmes importants provoqués par l'excédent commercial », explique le ministère chinois des Finances. Un geste politique qui vise à calmer l'impatience de l'Union et des Etats-Unis, tous deux en proie à un énorme déficit commercial croissant chaque année vis-à-vis de la Chine. Recevant M. Bo la semaine dernière au siège de la Commission, le commissaire au Commerce Peter Mandelson avait avant tout appelé Beijing à ouvrir davantage ses marchés aux exportations européennes pour contribuer au rééquilibre de la balance commerciale entre l'Union et la Chine. Le geste de Beijing pourrait s'avérer d'autant moins significatif que, selon les premiers calculs de la banque britannique Standard Chartered, repris par le quotidien Les Echos, les 2 831 articles concernés par la réforme fiscale entreprise par le ministère chinois des Finances représenteraient moins de 5% des exportations chinoises. (eh)