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Bulletin Quotidien Europe N° 9435
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/sante

La Commission va préparer un plan d'action pour accroître les dons et transplantations d'organes

Bruxelles, 30/05/2007 (Agence Europe) - La Commission européenne a adopté, mercredi 30 mai, une communication proposant des actions pour le renforcement de la coopération entre les États membres dans le domaine des dons et transplantations d'organes et annoncé son intention d'élaborer une directive européenne établissant des normes de qualité et de sécurité pour les dons d'organes.

Cette communication suggère des moyens pour mieux sensibiliser le public dans le but d'accroître le don d'organes, comme la création d'une carte européenne de donneur d'organes. Une enquête Eurobaromètre révèle que si 81% des citoyens européens sont favorables à l'utilisation d'une carte de donneur d'organes, seuls 12% d'entre eux en possèdent une actuellement. Devant la presse, le Commissaire Markos Kyprianou a reconnu qu'il faisait partie du lot: il souhaite encourager le don d'organe, mais il ne possède pas de carte de donneur. Bien que le nombre de dons et de transplantations d'organes se soit constamment accru dans l'UE, de nombreux obstacles subsistent, notamment une pénurie de donneurs et des normes de qualité et de sécurité divergentes. La communication formule des idées pour améliorer la disponibilité des organes, comme la création de la fonction de coordonnateur de transplantations d'organes dans les hôpitaux et le recours accru aux donneurs vivants. La Commission encouragera également l'échange de bonnes pratiques entre les États membres afin de rendre les systèmes de transplantation d'organes plus efficaces et accessibles.

Chaque année, des hôpitaux ou des professionnels auxquels s'appliquent des dispositions nationales différentes en matière de sécurité et de qualité procèdent à des échanges d'organes entre hôpitaux de différents États membres. Ces normes de qualité et de sécurité sont actuellement très divergentes. A l'instar des textes communautaires fixant des normes de qualité et de sécurité pour le sang et ses produits dérivés, ainsi que pour les cellules et les tissus, une directive européenne sur la qualité et la sécurité des dons d'organes, fondée sur l'article 152 du traité CE, établirait des normes communes de qualité et de sécurité qui s'appliqueraient à chaque étape du processus de transplantation dans toute la Communauté, sans pour autant affecter les taux de dons dans l'UE. Cette proposition viendra compléter la coopération évoquée dans le plan d'action. La directive, qui devrait être proposée en 2008, établirait des autorités de surveillance dans les États membres, un ensemble commun de normes de qualité et de sécurité, un système de garantie de la traçabilité et l'obligation d'établir des rapports en cas d'incidents ou de réactions indésirables graves. Elle comporterait également la mise en place de mesures d'inspection et de contrôle ainsi qu'un mécanisme de caractérisation des organes permettant aux équipes de transplantation d'entreprendre l'évaluation des risques appropriée.

Il existe de grandes différences au niveau des taux de transplantations et de dons d'organes dans l'UE, ceux-ci se situant dans une fourchette comprise entre 0,5 donneur par million d'habitants en Roumanie et 34,6 donneurs par million d'habitants en Espagne, en passant par 6 en Grèce et 13,8 au Royaume-Uni. Ces différences ne s'expliquent pas aisément et il est manifeste que certains modèles organisationnels fonctionnent mieux que d'autres. La coopération entre les États membres devrait mettre l'accent sur la détection des systèmes les plus efficaces, le partage d'expériences et la promotion des meilleures pratiques ainsi que sur le soutien aux États membres dont les systèmes de transplantation sont insuffisamment développés. La communication indique que les coordonateurs de transplantations en milieu hospitalier ont contribué à motiver les professionnels concernés et permis d'améliorer les résultats. Dans la mesure du possible (les capacités de conservation d'un greffon sont très limitées: NDLR), on pourrait également examiner des lignes directrices pour la mise à disposition d'organes excédentaires pour les pays qui en ont besoin, notamment en ce qui concerne l'échange d'organes destinés à des patients difficiles à traiter ou qui en ont urgemment besoin.

Dans le domaine de la transplantation, le principal problème qui se pose tient à la pénurie d'organes disponibles. Chaque jour, près de 10 personnes décèdent en Europe dans l'attente d'un organe. Le taux de mortalité des patients qui attendent qu'on leur transplante un cœur, un foie ou des poumons se situe entre 15% et 30%. Actuellement, quelque 40 000 patients en Europe sont inscrits sur des listes d'attente pour une greffe d'organe.

La communication sur le don et la transplantation d'organes peut être consultée à l'adresse: http: //ec.europa.eu/health/ph_threats/human_substance/oc_organs/oc_organs_en.htm (oj)

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