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Bulletin Quotidien Europe N° 9410
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/omc/doha

La FAO préconise un traitement spécial et différencié pour les pays en développement dans les négociations multilatérales

Bruxelles, 19/04/2007 (Agence Europe) - Dans un rapport sur « la situation des marchés des produits agricoles en 2006 » présenté le 11 avril dernier, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) met en garde sur les conséquences néfastes de la libéralisation des échanges de produits agricoles en évoquant les négociations commerciales multilatérales du round de Doha. Selon ce rapport, plusieurs pays à faible revenu, notamment en Afrique subsaharienne, sont non seulement moins bien placés pour profiter à court ou moyen terme d'une libéralisation des échanges offrant un meilleur accès aux marchés d'exportation ou d'une plus large ouverture de leurs propres marchés, mais ils pourraient en être « gravement affectés » si des mesures de protection ne sont pas mises en place pour protéger la production agricole et garantir la sécurité alimentaire. La FAO souligne donc la nécessité que les négociations de Doha prennent en compte l'hétérogénéité des situations agricoles et commerciales. Elle ajoute qu'en accentuant l'exposition des pays africains à la concurrence des importations, les baisses des droits de douane risquent de porter préjudice à la croissance agricole, à la sécurité alimentaire, aux revenus et à l'emploi dans ces pays. « Face à ces risques réels, les bienfaits de la libéralisation paraissent moins tangibles », prévient la FAO, en soulignant qu'un accord multilatéral qui suppose des engagements à réduire les protections à la frontière « a de faibles chances d'aboutir à moins que ces questions ne soient traitées d'une manière plus appropriée ». « Nombre de pays ont besoin de flexibilité ou d'une marge de manoeuvre dans l'application des nouvelles règles commerciales. Il est nécessaire qu'on leur accorde une certaine assistance, du moins à court terme, le temps qu'ils s'adaptent aux nouvelles conditions du marché découlant de la libéralisation », poursuit la FAO, en précisant que, « dans le langage des négociations de l'OMC, ils ont besoin d'un traitement spécial et différencié ». (eh)

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