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Bulletin Quotidien Europe N° 9410
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/peche

Opinion des parties prenantes sur l'amélioration des avis scientifiques

Bruxelles, 19/04/2007 (Agence Europe) - Le Comité consultatif de la pêche et de l'aquaculture (CCPA), composé des représentants des milieux concernés par le secteur, a publié récemment un avis sur la modification du calendrier de présentation et l'amélioration de la qualité des avis scientifiques. Il suggère d'avancer au mois de juin la publication des avis scientifiques « afin de laisser aux parties prenantes suffisamment de temps pour les analyser et les vérifier ». Le CCPA souligne aussi la nécessité de consacrer davantage de ressources humaines et financières pour analyser la biomasse féconde et la mortalité par pêche de la plupart des pêcheries. Compte tenu du nombre important d'organismes procédant à l'évaluation des stocks, comme le Conseil international pour l'exploration de la mer (CIEM), le Comité scientifique, technique et économique des pêches (CSTEP), les différents Conseils consultatifs régionaux (CCR), ainsi que le CCPA, ce dernier estime qu'il conviendrait de créer une agence chargée d'assurer la coordination de tous ces organismes (des discussions sont en cours à ce sujet avec la Commission européenne). Enfin, pour garantir que les avis scientifiques soient acceptés par toutes les parties concernées, « il importe de définir une orientation stratégique claire qui permettra d'éviter les doubles emplois et le manque de synergie en matière d'information scientifique », concluent les représentants des milieux intéressés.

Pour les espèces de poissons qui s'y prêtent (par exemple les espèces pélagiques), le processus d'évaluation scientifique doit intervenir plus tôt dans l'année, explique le CCPA, qui estime qu'il n'est pas nécessaire que la Commission demande un avis scientifique annuel systématique pour chaque stock de poissons. « Tous les stocks ne sont pas en danger et certains peuvent faire l'objet de stratégies à moyen terme, impliquant davantage les professionnels sur les modalités de gestion ». En plus des travaux menés par les scientifiques sur l'état de la ressource, il conviendrait que les professionnels réalisent, moyennant un financement communautaire, leur propre évaluation pour les principales espèces cibles. Pour les stocks de poissons dont la gestion annuelle n'est pas indispensable (bon état du stock), le Conseil pourrait, en fonction du dernier avis disponible, arrêter les totaux admissibles de captures (TAC) et les quotas pour une période pluriannuelle, jusqu'à la nouvelle évaluation scientifique requise.

Le CIEM ne voit d'ailleurs aucune objection à délivrer en juin les avis portant sur les espèces à courte durée de vie (capelan, anchois, sprat…), sur les espèces d'eau profonde et sur d'autres espèces pour lesquelles les études sont réalisées au printemps. En réalité, le CIEM publie déjà en juin les avis relatifs à la plupart de ces espèces. Le CCPA admet que le changement du calendrier pourrait poser un problème pour les espèces dont la durée de vie varie entre 2 et 5 ans car, souvent, les évaluations intègrent les données des études d'été. (lc)

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