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Bulletin Quotidien Europe N° 9409
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/climat/transports

La Commission lancera à l'automne une consultation sur la contribution future du secteur maritime à la lutte contre le changement climatique

Bruxelles, 18/04/2007 (Agence Europe) - L'étau du climat se resserre sur le secteur du transport. Après l'aviation civile, que la Commission a proposé d'inclure dans le système d'échange de quotas d'émissions de gaz à effet de serre (ETS) à l'horizon 2011, c'est le transport maritime qui devrait rejoindre l'ETS.

La Commission européenne compte faire une proposition dans ce sens avant la fin de l'année si aucun accord ne peut être trouvé au sein de l'Organisation maritime internationale sur la réduction des émissions du secteur. Elle l'a confirmé le 16 avril via la porte-parole du Commissaire à l'environnement Stavros Dimas. La nouvelle n'étonnera personne si l'on songe que le transport maritime - de fret et de passagers - contribue davantage aux émissions globales de gaz à effet de serre que l'aviation. Mais l'inclusion envisagée n'est pas pour demain. Comme ce fut le cas pour l'aviation civile, la Commission compte préalablement lancer, à l'automne, une consultation avec tous les acteurs concernés - industrie, spécialistes de l'environnement et experts en énergie.

Les ministres des Transports de l'UE se préparaient déjà à cette éventualité comme en témoigne leur premier débat sur les transports et le changement climatique lors du Conseil Transports, le 22 mars dernier.

Dans un communiqué, l'ONG environnementale Transports et environnement (T&E) se réjouit que la Commission ait confirmé son intention mais souligne aussitôt que l'inclusion du transport maritime dans l'ETS ne suffira pas pour endiguer efficacement la contribution du secteur au changement climatique.

« Nous saluons le fait que l'UE réagisse enfin à l'impact environnemental du transport maritime, qui est à la seconde place parmi les sources d'émissions de CO2 ayant le taux de croissance le plus important. Jusqu'à présent, la communauté internationale a manifestement échoué à prendre ses responsabilités pour rendre le transport maritime plus propre dans les dix ans qui ont suivi la signature du Protocole de Kyoto », souligne Joao Vieira, de T&E. Mais, selon lui, l'échange de quotas d'émissions ne sera pas suffisant pour réduire sérieusement l'impact environnemental du secteur. « D'après les estimations de l'UE pour l'aviation qui doit également être incluse dans le système, les réductions des émissions obtenues via l'échange de quotas seront anéanties par un an de croissance de l'industrie. Il en sera de même pour le transport maritime », affime-t-il. T&E exhorte donc l'UE à envisager « des mesures plus efficaces comme des taxes portuaires, sur le transport et le carburant », proportionnelles au degré de pollution des navires. (an)

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