Bruxelles, 18/04/2007 (Agence Europe) - Les ministres de la Pêche des Etats membres de l'UE ont soutenu la stratégie de la Commission européenne pour mettre un terme aux activités illégales de pêche et ont fourni des contributions utiles sur les moyens d'y parvenir. Tels sont les principaux enseignements que tire la Commission des discussions informelles, mardi 17 avril à Senningen (au Luxembourg), sur ce dossier. Joe Borg, le Commissaire européen responsable de la Pêche et des Affaire maritimes, a confirmé que la Commission comptait adopter après l'été prochain (vraisemblablement en octobre) des propositions formelles sur les actions à entreprendre pour combattre ce fléau qui cause des ravages aux stocks halieutiques, à l'environnement marin et donc aussi à l'industrie (légale) de la pêche.
La Commission et le Conseil sont pleinement déterminés à mettre un terme « au scandale des pratiques illégales de pêche », commente Joe Borg, visiblement satisfait du résultat des débats entre ministres européens sur ce thème de première importance dans le programme de travail de la Commission. Les propositions de la Commission concerneront les différentes mailles de la chaîne, du navire au consommateur. Les principaux axes de la stratégie de la Commission ont été présentés de cette manière par M. Borg: - en tant que premier importateur au monde de produits de la pêche, l'UE doit fermer ses portes aux produits frauduleux et aux navires responsables de ce pillage des mers ; - la Communauté européenne doit aussi démontrer qu'elle s'attaque aux pratiques illégales dans les eaux relevant de sa souveraineté; - les Etats membres doivent agir pour permettre d'éradiquer les activités illicites commises au-delà des eaux communautaires par leurs navires ou ressortissants ; - les sanctions imposées par les gouvernements à leurs ressortissants doivent être suffisamment sévères pour éviter les récidives ; - la Commission réfléchit aussi au problème des ressortissants de l'UE qui participent à des activités condamnables avec des navires battant pavillon de pays tiers ; - la Commission soutient les efforts déployés par la FAO et d'autres organisations pour mettre en place un registre des navires de pêche et un réseau international de contrôle et de surveillance des activités ; - nous voulons aussi renforcer notre politique de lutte contre ces pratiques au sein des organisations régionales de pêche et participer au renforcement des capacités de contrôle au sein des pays en voie de développement.
Par ailleurs, le ministre allemand Horst Seehofer s'est félicité des initiatives que compte proposer la Commission pour mettre fin aux pratiques de pêche destructrices, en particulier le chalutage de fond. La Commission propose notamment de mettre en place un système de permis de pêche spécial délivré aux navires utilisant ces engins en haute mer (lorsque les zones ne sont pas couvertes par des organisations régionales). (lc)