login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9405
Sommaire Publication complète Par article 27 / 33
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/agriculture

La Commission renforce sa stratégie de développement des biotechnologies

Bruxelles, 12/04/2007 (Agence Europe) - Dans le rapport sur la révision à mi-parcours de sa stratégie sur les sciences du vivant, la Commission européenne signale que les applications de la biotechnologie moderne sont nombreuses dans le secteur de la production primaire et agroalimentaire et qu'elles ont « une importance considérable du point de vue économique, environnemental et de la santé publique » (voir EUROPE n° 9404). La biotechnologie moderne est principalement utilisée dans les secteurs producteurs d'intrants, c'est-à-dire ceux de l'élevage, des diagnostics, de la chimie fine (additifs pour l'alimentation animale) et de la production d'enzymes.

Au total, la biotechnologie moderne représente 1,31 à 1,57 % de la valeur ajoutée brute de l'UE générée par le secteur de la production primaire et agroalimentaire. La Commission souligne aussi « l'utilisation potentielle des animaux clonés ou de leur descendance dans le secteur agroalimentaire, et l'utilisation des poulets génétiquement modifiés pour la production dans leurs œufs de substances pharmaceutiques ».

Les produits de diagnostic et les produits vétérinaires, principalement des vaccins issus de la biotechnologie, jouent un rôle dans le contrôle et la surveillance de certaines des maladies animales et zoonoses. Ainsi, le développement des méthodes biotechnologiques de surveillance de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) dans l'UE a permis de multiplier les tests de dépistage et de respecter le niveau de surveillance requis par la législation communautaire, de protéger les consommateurs et de relancer le commerce des produits concernés. Les produits de diagnostic issus de la biotechnologie sont aussi utilisés pour le dépistage précoce des salmonelles.

La biotechnologie est également mise à contribution pour sélectionner, ou améliorer les caractéristiques spécifiques de certains organismes. Les plantes génétiquement modifiées en constituent le meilleur exemple connu. La Commission rappelle qu'une « bonne dizaine » de produits OGM ont été mis sur le marché et qu'une quarantaine d'autres sont soumis à la procédure d'évaluation des risques avant autorisation, notamment des produits destinés à être cultivés. Les technologies de modification génétique des végétaux trouveront probablement à l'avenir davantage d'applications dans le domaine des procédés industriels (secteurs de la production des biocarburants ou du papier).

La Commission entend intensifier ses efforts afin d'assurer « une contribution durable » à la croissance du secteur agricole de ces nouvelles technologies. Pour y parvenir, elle propose les actions suivantes: - évaluer les mesures nationales et régionales notifiées concernant la coexistence de différentes pratiques agricoles et étudier les régimes nationaux applicables en matière de responsabilité civile ; - réévaluer d'ici à 2008 la nécessité d'élaborer d'autres orientations concernant la coexistence des différentes pratiques agricoles au niveau de l'Union ; - adopter des seuils d'étiquetage spécifiques pour les semences ; - soutenir les activités de recherche sur les effets positifs et négatifs des OGM disponibles sur le marché ; - étudier les avantages et les risques des cultures génétiquement modifiées utilisées pour une transformation industrielle ou l'agriculture moléculaire.

La Commission rappelle aussi que la méthode de production du bioéthanol repose largement sur la biotechnologie (enzymes ou micro-organismes pour produire de l'éthanol à partir de biomasse de cultures, de bois ou de déchets biologiques). Le développement des biocarburants « pourrait générer un nombre significatif d'emplois nouveaux dans l'ensemble de l'UE et ouvrir de nouveaux marchés pour les produits agricoles », expliquent les auteurs du rapport. En mars 2007, le Conseil européen a approuvé l'objectif d'une proportion minimale contraignante de 10 % de biocarburants dans les carburants destinés au transport, à réaliser d'ici 2020. (lc)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES