Strasbourg, 14/03/2007 (Agence Europe) - Les débuts au Parlement européen de la nouvelle Commissaire pour la protection des consommateurs, la Bulgare Meglena Kuneva, laissent bien augurer de la future coopération avec le Parlement même si, pour l'instant, elle n'a pas pu donner des réponses définitives aux parlementaires sur chaque point. Mais une large identité de vues quant aux objectifs est apparue lors de la présentation en plénière, le 13 mars, de la nouvelle stratégie de la Commission pour la période 2007-2013, une stratégie qui entend donner au consommateur le rôle d'acteur au sein du marché intérieur: bien informé, protégé lorsqu'il le faut, mais sans aucun paternalisme de la part de la Commission (voir l'ample compte-rendu sur la stratégie proposée dans EUROPE No 9385).
Mme Kuneva a répondu à des questions concernant: - les recours collectifs. Plusieurs parlementaires, notamment la socialiste française Béatrice Patrie, estiment que les recours individuels sont souvent peu efficaces et que, sans « dérive à l'américaine », il faudrait pouvoir concevoir des recours collectifs. Une étude sur cette question a été entamée la semaine dernière par la Commission qui informera le Parlement, le moment venu, a répliqué Mme Kuneva, en rappelant que l'instrument du recours collectif existe déjà dans dix pays de l'Union. - information des consommateurs. Le libéral néerlandais Toine Manders s'insurgeait contre une information « surabondante qui n'informe sur rien », et contre l'éventuelle introduction de règles supplémentaires: la Commissaire l'a rassuré en précisant qu'il s'agit surtout de simplifier et de se concentrer sur certaines actions prioritaires. Ainsi arriverons-nous peut-être à présenter une image « plus cool » de l'Union, a-t-elle ajouté, en citant le souhait exprimé dans un article de l'élu finlandais Alexander Stubb (PPE/DE) dans un article de presse. L'information des jeunes, en outre, tient particulièrement à cœur à la Commissaire; - la possibilité d'imposer des sanctions si la réglementation n'est pas respectée. Pourquoi pas ? si elles sont justifiées, je n'hésiterais pas, affirme Mme Kuneva, sollicitée par les parlementaires. (lg)