Bruxelles, 28/02/2007 (Agence Europe) - En visite en Israël après un séjour au Caire et avant de se rendre en Cisjordanie et en Jordanie, la Commissaire Benita Ferrero-Waldner n'a pas exclu une « reprise progressive des relations avec le futur gouvernement palestinien » mais a semblé, selon les commentateurs, écarter un retour rapide de l'aide financière directe. Le gouvernement d'union nationale, qui devrait ressortir (sa formation est annoncée pour samedi prochain) de l'accord inter-palestinien de La Mecque, sera tenu de respecter les conditions du Quartette (UE, Etats-Unis, Russie et ONU), à savoir abandon de la violence, reconnaissance d'Israël et respect des accords conclus entre l'OLP et l'Etat juif. La reprise de l'aide financière en dépend mais pour l'heure, a dit Mme Ferrero-Waldner, c'est le TIM (mécanisme intérimaire d'aide) qui demeure l'instrument privilégié de l'aide internationale et européenne, en évitant de passer par les structures de l'autorité palestinienne. Selon des propos rapportés par la presse locale, la Commissaire a estimé que les Palestiniens ne doivent pas s'attendre à une reprise rapide de l'assistance directe. « L'accord de La Mecque est un document important qui (...) a très probablement permis d'éviter la guerre civile », a-t-elle dit. L'UE attend maintenant la prochaine étape et « nous devons commencer par réfléchir à la façon dont nous pourrions avoir des contacts, peut-être graduels, avec un gouvernement (palestinien) s'il répond aux principes du Quartette », a dit Mme Ferrero-Waldner, avec à ses côtés la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni.
De Moscou, où il effectue cette semaine une visite, le chef de file du Hamas, Khaled Mechaal, a laissé entendre explicitement qu'une solution «politique » de règlement du conflit israélo-palestinien par des négociations avec Israël était possible, estimant que l'accord de La Mecque implique une reconnaissance de facto d'Israël. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, avec lequel il s'était entretenu, a estimé que le Hamas avait fait des « progrès suffisants » pour permettre un « assouplissement » des sanctions diplomatiques et économiques imposées en mars 2006 au gouvernement palestinien. (fb)