Bruxelles, 21/02/2007 (Agence Europe) - Plutôt que des prises de position floues et ambiguës des leaders iraniens, les occidentaux attendent de « vrais signes fiables de compromis qui nous permettent de retrouver le chemin de la table des négociations », a déclaré mercredi Frank-Walter Steinmeier à l'issue de sa rencontre avec le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon. « Je recommande fortement aux autorités iraniennes de se conformer à la résolution du Conseil de sécurité et de continuer à négocier avec la communauté internationale, en particulier avec l'Union européenne », a dit Ban Ki-Moon devant la presse. Alors que le délai de 60 jours octroyé par les Nations Unies pour que l'Iran suspende son programme d'enrichissement d'uranium arrive à échéance, le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad continue de défier la communauté internationale, en suggérant mardi qu'il était prêt à suspendre le programme, mais uniquement si les pays occidentaux faisaient de même. Si, comme tout porte à le croire, l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) confirme d'ici vendredi que Téhéran ne s'est pas conformé aux demandes de l'ONU, l'Iran s'expose à de nouvelles sanctions.
Les pays qui luttent contre la prolifération d'armes nucléaires doivent « préserver leur unité et leur uniformité - leur fermeté si vous voulez - mais sans faute et à tous les stades, leur ouverture aux négociations », a pour sa part concédé le ministre des Affaires étrangères russe Serguei Lavrov lors d'une conférence de presse avec son homologue français de passage à Moscou, Philippe Douste-Blazy. Celui-ci venait de lancer un message encore plus appuyé en faveur de la fermeté et de l'unanimité de la communauté internationale et d'une nouvelle résolution du Conseil de sécurité. (ab)