Bruxelles, 23/01/2007 (Agence Europe) - S'exprimant dans le cadre d'une conférence à Amsterdam, le Commissaire au commerce Peter Mandelson s'est félicité lundi de la relance du débat sur la Constitution engagée la semaine dernière par la chancelière allemande et présidente du Conseil européen, Angela Merkel. Soulignant la nécessité du débat, M. Mandelson a toutefois estimé nécessaire de « reprendre à zéro le débat sur le traité constitutionnel plutôt que d'essayer de sauver ou de dénaturer celui qui a été rejeté » en France et aux Pays-Bas. Le Commissaire au Commerce s'est dit hostile à l'organisation d'un nouveau référendum sur la base de l'ancien texte et s'oppose à ce que les responsables politiques « choisissent le meilleur et laissent ce qui leur déplaît du texte de Constitution », solution que prône le ministre français de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy. « Nous ne pouvons plus nous servir des arguments du passé pour convaincre une opinion publique sceptique quant à la valeur de l'Union, nous devons démontrer sa pertinence », a-t-il expliqué, plaidant en faveur d'une « nouvelle logique pour une Europe plus intégrée au 21ème siècle ». « Cette logique doit être notre réponse à la mondialisation, à la fois dans et hors de nos frontières ; en projetant les intérêts collectifs de l'Europe dans un monde globalisé, et en préparant les Européens aux défis économiques et sociaux de la mondialisation », a poursuivi M. Mandelson, pour qui, le débat sur l'avenir de l'Europe doit se construire « non du sommet à la base mais de la base au sommet »: « même le mot Constitution lui-même risque de détourner notre attention de ce que nous cherchons à faire, mieux faire fonctionner l'Union », a-t-il ajouté. « Dans de nombreux Etats membres, l'opinion publique restera sceptique: le point de départ (de la réflexion des citoyens) n'est pas un texte, mais les choses qui sont en rapport avec leur vie et leurs préoccupations. C'est pourquoi nous avons besoin d'un débat sur la politique et le but de l'Union », a-t-il insisté, avant de conclure que, « s'il est possible de répondre à cette question, les réponses institutionnelles suivront ». (eh)