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Bulletin Quotidien Europe N° 9323
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/balkans

Les forces de l'UE en Bosnie seront réduites à 2500 au printemps 2007

Bruxelles, 07/12/2006 (Agence Europe) - Les troupes de l'UE déployées en Bosnie-Herzégovine passeront au printemps 2007 de 6500 à environ 2500 militaires. A l'occasion du Conseil Affaires générales de lundi, les ministres des Affaires étrangères de l'UE devraient prendre la décision entérinant le principe d'une réduction des troupes en Bosnie. Ce n'est que lorsque la décision officielle de redéploiement sera prise en février que les détails précis sur cette réduction devraient normalement être rendus publics.

Selon une source officielle militaire, un bataillon d'infanterie de 600 hommes devrait constituer la force principale d'intervention sur le théâtre d'opération. Quatre compagnies composeraient ce bataillon. Les autres troupes devraient se répartir entre: l'état-major de l'EUFOR basé à Sarajevo (650), les équipes de liaison et d'observation réparties sur l'ensemble du territoire (400), le soutien national (400), les unités de police intégrées (200), les unités de renseignement (100), les unités chargées de la connexion et de la transmission, les équipes de maintenance des hélicoptères.

Lors de la phase de redéploiement, deux bataillons resteront placés en alerte dans leurs pays respectifs. A l'issue de ce redéploiement s'ouvrira une phase de six mois dite de « réversibilité » pendant laquelle ces deux bataillons en garnison pourraient être amenés à se déployer à nouveau sur le terrain. Deux autres bataillons de réserve, qui sont actuellement en soutien au Kosovo, pourraient également être appelés en renfort, notamment pour réagir à l'éventuelle survenance d'une crise. Ces deux bataillons de la KFOR sous commandement de l'OTAN sont mis à la disposition de l'UE en cas de nécessité sur la base d'un accord conclu par les deux organisations. « En cas de problème, le commandant de l'EUFOR pourrait bénéficier des mêmes capacités qu'actuellement. La présence des troupes se fera plus discrète mais laissera néanmoins une grande marge de manœuvre », estime ce militaire.

Devrait s'ensuivre la phase de démantèlement des infrastructures en vue de quitter définitivement le pays en 2008. (bc)

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