Bruxelles, 03/11/2006 (Agence Europe) - Dans une déclaration commune envoyée à la Commission européenne, à l'issue de leur 29ème assemblée générale tenue les 26 et 27 octobre à Bratislava, les opérateurs de télécommunications traditionnels, réunis au sein de l'association Etno, lui demandent une révision cohérente du cadre réglementaire sur les communications électroniques, autrement dit d'adopter une démarche allant dans le sens d'une déréglementation du secteur. La Commission a, en effet, clôturé sa consultation sur le sujet la semaine dernière. Bien que la concurrence se développe rapidement et que de nouveaux services apparaissent, mus par de nouveaux acteurs sur le marché, le cadre en vigueur n'a pas, jusqu'ici, mené à une diminution de la réglementation, comme espéré lors de son entrée en vigueur en 2002, mais a, au contraire, mené à l'adoption de nouvelles mesures pour les nouveaux réseaux et services ainsi qu'à davantage d'interventions, déplore l'Etno. Une politique totalement inappropriée qui va dans le sens contraire de la dynamique actuelle du marché et qui compromet gravement les investissements et la compétitivité, estime l'association. L'imposition de conditions d'accès obligatoires aux infrastructures financées par les opérateurs en place, au bénéfice des nouveaux venus, décourage les sociétés qui n'ont plus de garanties pour un retour sur leur investissement, souligne l'Etno pour qui les termes d'utilisation et d'accès des nouveaux réseaux doivent être, en principe, négociés sur une base commerciale. Rappelant que l'Europe doit faire face à une concurrence de plus en plus féroce de la part des Etats-Unis et de l'Asie, l'Etno presse la Commission « de faire le bon choix pour le futur et de ne pas compromettre la croissance d'un secteur qui soutient la compétitivité européenne ». (il)