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Bulletin Quotidien Europe N° 9299
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/turquie/chypre

L'annulation de la réunion d'Helsinki porte un coup à la recherche d'un compromis sur la question chypriote - La Présidence finlandaise entend poursuivre les discussions après le 8 novembre

Bruxelles, 03/11/2006 (Agence Europe) - Les tentatives de la Présidence finlandaise pour sortir de l'ombre les négociations qu'elle mène en secret depuis quelques semaines sur le dossier chypriote n'ont pas été couronnées de succès (EUROPE n° 9298). Le ministre des Affaires étrangères du pays, Erkki Tuomioja, a dû renoncer jeudi à réunir ses homologues turc et chypriote, ainsi que les représentants de la communauté chypriote turque dans le cadre de pourparlers pour résoudre la question de l'isolement de la communauté chypriote turque et inciter Ankara à mettre en œuvre le protocole sur l'extension de l'Union douanière à Chypre. L'annulation de cette rencontre, qui était envisagée à Helsinki les 5 et 6 novembre, ne signifie pas la fin des espoirs de rapprocher les positions des uns et des autres, mais elle marque un sérieux coup d'arrêt à la recherche d'un compromis acceptable avant la publication du rapport de progrès de la Commission sur la Turquie le 8 novembre. « Notre objectif a été de trouver une solution permettant de poursuivre, sans interruption, les négociations d'adhésion avec la Turquie, et d'améliorer la situation des deux communautés à Chypre », a indiqué dans un communiqué Erkki Tuomioja, qui affirme néanmoins continuer à « travailler pour trouver une solution ». Pourtant « il aurait été utile, en particulier pour la Turquie, de parvenir à une solution ou au moins de montrer que les négociations se poursuivaient », insiste-t-il dans un entretien au Financial Times de vendredi, estimant que « cela aurait permis d'adoucir certaines des critiques assez justifiées ».

Faute de pouvoir réunir toutes les parties à la table des négociations, la réunion des 5 et 6 novembre a purement et simplement été annulée, chacun se renvoyant depuis la responsabilité de l'échec. La rencontre entre Erkki Tuomioja et le leader de la communauté chypriote turque, Mehmet Ali Talat, prévue alors que la réunion d'Helsinki était encore à l'ordre du jour a en revanche bien eu lieu ce vendredi en fin d'après-midi. Cet entretien devait préparer la venue de M. Talat dans la capitale finlandaise, où la présence du ministre des Affaires étrangères chypriotes était également confirmée, a indiqué un diplomate finlandais, laissant entendre que le blocage est venu d'Ankara. « Nous devons attendre et voir ce qui se passe le 8 novembre » avant de reprendre les discussions, qui restent donc suspendues au moins jusqu'à la publication du rapport de la Commission, explique ce diplomate. Les propositions de la Présidence finlandaise devront faire l'objet d'« ajustements », reconnaît-il aussi, en espérant que le dialogue politique permettra d'aboutir à un paquet d'ici le Conseil européen des 14 et 15 décembre prochain à Bruxelles, où le sujet devrait refaire surface. Restées secrètes, les propositions de la Présidence portent sur l'ouverture au commerce avec l'UE du port chypriote turc de Famagouste avec, dans le même temps, le retour des Chypriotes dans le quartier abandonné de Varosha, qui serait placé sous mandat de l'ONU. Les positions divergent cependant sur ce dernier point, ainsi que sur l'éventuelle ouverture au trafic international d'un aéroport dans la partie nord de l'île (EUROPE n° 9290). (ab)

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