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Bulletin Quotidien Europe N° 9299
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/bce

Statu quo sur les taux d'intérêt de la zone euro en novembre

Bruxelles, 03/11/2006 (Agence Europe) - A l'issue de la réunion du Conseil des gouverneurs, jeudi 2 novembre, la Banque centrale européenne (BCE) a conservé inchangés les taux d'intérêt de la zone euro. Le taux de soumission minimal appliqué aux opérations principales de refinancement est maintenu à 3,25%, alors que les taux d'intérêt de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt demeurent à respectivement 4,25 % et 2,25 %. Ce statu quo était attendu après l'augmentation des taux intervenue le mois dernier (EUROPE n° 9280) et en attendant un prochain ajustement à la hausse que les observateurs anticipent pour le dernier mois de l'année.

« La politique monétaire reste accommodante », de sorte que si notre scénario de base continue d'être confirmé, il sera nécessaire de poursuivre le resserrement monétaire, a une nouvelle fois annoncé à l'issue de la réunion Jean-Claude Trichet, qui prône une « forte vigilance ». Dès lors, « je ne dirai certainement rien qui puisse contredire les attentes des marchés pour la fin de l'année », a martelé le Président de la BCE devant la presse, laissant entendre que les taux enregistreront une nouvelle hausse en décembre. M. Trichet a en revanche été plus avare en commentaires sur les intentions de la BCE en 2007, pour lesquelles les marchés cherchent des signes. « Nous ferons ce qui est nécessaire afin de maintenir la stabilité des prix », a-t-il souligné, sans souhaiter en dire plus et en donnant simplement rendez-vous le mois prochain, lorsque la BCE publiera les dernières projections de ses services en matière d'inflation et de croissance.

Les conditions restent en place pour une croissance « solide » de l'économie européenne « autour du potentiel, même si une certaine volatilité des taux de croissance trimestriels est susceptible d'apparaître au tournant de l'année », sous l'effet de la hausse de la TVA en Allemagne. A plus long terme les risques demeurent néanmoins orientés à la baisse, en particulier en cas de nouvelle hausse des prix pétroliers, des craintes de mesures protectionnistes suscitées par la suspension des négociations de Doha, et d'une évolution désordonnée des déséquilibres globaux.

En termes d'inflation, le repli enregistré en septembre (1,7%) s'est confirmé en octobre avec un taux de 1,6% (contre 2,3% en août dernier). Il s'explique par un effet de base, résultat de la forte hausse des prix du pétrole il y a un an et de leur récente baisse. Devant les journalistes, M. Trichet a insisté sur le caractère « transitoire » de ce phénomène, alors que la BCE observe l'évolution de l'inflation sur une période plus longue de un an et demi à deux ans. En rythme annuel, le taux d'inflation sera élevé, supérieur à 2% en moyenne sur 2006, un niveau auquel il devrait également rester en 2007, a aussi rappelé M. Trichet, pour qui les risques pour la stabilité des prix pointent en effet toujours clairement à la hausse. En particulier en fonction notamment d'une répercussion plus importante de hausses des prix du pétrole passées ou de nouvelles augmentations des prix administrés et de taxes indirectes, mais aussi, et « plus fondamentalement », des développements plus importants que prévu des salaires. (ab)

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