Bruxelles, 30/10/2006 (Agence Europe) - Dans sa déclaration finale, adoptée à l'issue de sa neuvième rencontre les 25 et 26 octobre à Strasbourg, la commission de coopération parlementaire UE/Moldova insiste sur la nécessité de mettre en œuvre le plan d'action UE/Moldova. La perspective d'adhésion à l'UE « demeure ouverte pour la Moldova » et, une fois toutes les conditions du plan d'action mises en place, « la possibilité d'une nouvelle relation contractuelle entre la Moldova et l'UE pourra être considérée ». La déclaration appelle la Commission européenne à préparer le plus rapidement possible des recommandations pour octroyer à Chisinau un régime de préférence commerciale. Elle déplore cependant la corruption et le trafic d'êtres humains qui sévit dans le pays et appelle le gouvernement à prendre « toutes les mesures nécessaires » pour lutter contre la corruption et le crime organisé. Elle insiste aussi sur la nécessité de renforcer l'efficacité des institutions garantes de l'Etat de droit, en particulier le système judiciaire du pays, et appelle le gouvernement à respecter les droits des médias pour « éviter des incidents » comme l'arrestation de journalistes. La commission plaide en faveur d'une résolution pacifique du conflit avec la république sécessionniste de Transnistrie qui respecte la souveraineté et l'intégrité territoriale de Chisinau. Elle déplore le retard pris dans le retrait des troupes russes du pays. Saluant le travail de la mission d'assistance de l'UE à la frontière entre la Moldova et l'Ukraine, elle estime que cette mission devrait constituer « le noyau d'une mission PESD dans le futur » et faire partie d'un engagement plus important de l'UE en Moldova. Enfin, elle appelle la Commission européenne à présenter, avant la fin 2006, une proposition de mandat pour négocier avec la Moldova des accords de réadmission et de facilitation des visas, en insistant sur le fait qu'un tel régime doit s'appliquer à tout la population. (dt)