login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9297
Sommaire Publication complète Par article 12 / 42
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/russie/jai

L'UE et la Russie déterminées à poursuivre et à intensifier leur coopération en matière de justice et d'affaires intérieures

Bruxelles, 30/10/2006 (Agence Europe) - L'Union européenne et la Russie ont réitéré lundi leur volonté d'entamer un dialogue pour examiner les conditions d'une suppression réciproque, à long terme, de l'obligation de visa. « Les deux parties ont confirmé leur volonté commune d'établir le cadre de dialogue visant à examiner les conditions de la suppression des obligations de visa dans une perspective à long terme », lit-on dans le communiqué conjoint qui a été adopté à l'issue de la 5ème réunion du Conseil Permanent de Partenariat UE/Russie dans le domaine de la justice et des Affaires intérieures qui s'est tenue dimanche et lundi 29/30 octobre à Helsinki. L'abolition pure et simple de l'obligation de visa - une demande russe - serait l'aboutissement d'un processus que les deux parties ont entamé en mai 2006 avec la signature d'un accord de facilitation des procédures d'octroi des visas et d'un accord de réadmission des immigrants illégaux. Ces deux accords devraient entrer en vigueur au début de 2007, une fois que le Parlement européen aura donné son avis (ce qui devrait être chose faite en décembre prochain), a souligné le Commissaire Franco Frattini lors d'une conférence de presse, à l'issue de la réunion d'Helsinki. « L'application de cet accord sur les visas constituera pour les citoyens européens et russes un résultat très tangible et concret » de la bonne coopération entre l'UE et la Russie, a estimé le Commissaire.

La réunion du Conseil Permanent de Partenariat - à laquelle ont participé, du côté russe, le conseiller du Président Poutine, Viktor Ivanov, ainsi que les ministres de la Justice et de l'Intérieur, Vladimir Ustinov et Rashid Norgaliyev - a traité d'une multitude de sujets, notamment la coopération bilatérale en matière de lutte contre le terrorisme, le crime organisé et le trafic de drogues, l'immigration illégale, la gestion des frontières et la traite des êtres humains. En ce qui concerne, la lutte anti-terrorisme, le Commissaire Frattini s'est félicité devant la presse du fait que l'UE et la Russie ont convenu de poursuivre les discussions sur des « mesures pratiques de coopération, de prévention et de lutte contre le terrorisme, y compris contre le financement du terrorisme et le recrutement de terroristes ». Cette coopération inclura aussi une discussion à haut niveau politique entre Bruxelles et Moscou pour essayer de parvenir à une définition commune du concept de terrorisme, a expliqué M. Frattini. Il a aussi salué l'intention de la Présidence finlandaise d'organiser, encore avant la fin de cette année, une réunion d'experts européens, russes et américains sur ces sujets.

Le ministre finlandais de l'Intérieur, Kari Rajamäki, a mis un accent particulier sur la nécessité d'améliorer l'échange d'informations entre l'UE et la Russie sur les contenus de certains sites Internet et les communications des terroristes en langage codé. Il faut cependant que la lutte anti-terrorisme soit conduite en conformité avec les normes et règles démocratiques internationales, a-t-il souligné.

En ce qui concerne la lutte contre le trafic de drogues, l'UE et la Russie partagent une même préoccupation pour la situation en Afghanistan qui reste la principale source de drogues destinées au marché européen. En ce moment, quelque 150 000 hectares d'opium sont cultivés en Afghanistan, a affirmé Viktor Ivanov devant la presse. Il faut intensifier la coopération avec la Russie pour faire face au « tsunami d'héroïne » en provenance de l'Afghanistan qui submerge l'Europe, a estimé le ministre finlandais de l'Intérieur, Kari Rajamäki qui a proposé de créer « une sorte de ceinture de sécurité autour de ce pays » pour empêcher la drogue de quitter le territoire afghan.

Pour combattre et prévenir la corruption en Russie, les deux côtés ont convenu d'organiser des séances conjointes de formation de fonctionnaires. La Russie a déjà adopté la Convention de l'ONU contre la corruption et la Convention pénale sur la corruption du Conseil de l'Europe, mais l'UE a encouragé Moscou à souscrire aussi aux conventions correspondantes en matière de droit civil, a souligné devant la presse la ministre finlandaise de la Justice, Leena Luhtanen. Moscou devrait aussi adhérer à la Convention de La Haye sur les aspects civils des enlèvements d'enfants, a-t-elle estimé.

La coopération entre la Russie et Eurojust a également été mentionnée et les deux parties ont exprimé l'espoir qu'un accord de coopération puisse être conclu très rapidement. L'UE et la Russie ont aussi discuté de la possibilité de conclure un accord sur la coopération judiciaire en matière de droit civil. Les deux parties se sont aussi félicitées des progrès faits dans la mise en œuvre de la feuille de route pour la création d'un « espace commun » UE/Russie en matière de liberté, sécurité et justice.

Le meurtre de la journaliste russe Anna Politkovskaïa a également été évoqué par la Présidence finlandaise. M. Ivanov a assuré que les autorités judiciaires font tous les efforts possibles, « en coopération avec le public et les médias », pour trouver et juger l'auteur de ce crime. (hb)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
INTERPENETRATION ECONOMIQUE
SUPPLEMENT HEBDOMADAIRE