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Bulletin Quotidien Europe N° 9201
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/tunisie

Interdiction du Congrès de la Ligue des droits de l'homme - Le PSE appelle à "reconsidérer les relations avec Tunis"

Tunis, 30/05/2006 (Agence Europe) - Des incidents ont marqué, durant le week-end, le Congrès de la Ligue tunisienne des droits de l'homme, finalement interdit, auquel devait aussi participer l'eurodéputée française Hélène Flautre (Verts), présidente de la sous-commission des droits de l'homme du Parlement européen. Des adhérents minoritaires, qui estiment avoir été illégalement écartés des structures dirigeantes de la Ligue, ont requis la force publique pour empêcher la tenue du Congrès. Cette version est totalement contredite par l'actuelle direction de la LTDH et des principales organisations internationales de défense des droits de l'homme (FIDH, AI, REMDH, etc.) et par Hélène Flautre, laquelle devrait tenir à son retour une conférence de presse. De son côté, le groupe socialiste « stigmatise » l'attitude des autorités tunisiennes. Dans un communiqué, Pasqualina Napoletano, vice-présidente du Groupe socialiste, estime que « le comportement inadmissible des autorités tunisiennes doit mener à reconsidérer les relations » en application des « clauses (librement signées par les deux parties) qui concernent les droits de l'homme et la démocratie ». « Tous les appels que les socialistes européens avaient envoyés aux autorités tunisiennes n'ont pas été écoutés » et « la tenue du Congrès a été empêchée de la façon la plus grave, avec des intimidations contre les militants de la Ligue et des observateurs de diverses organisations internationales ainsi que des représentants diplomatiques présents », déclare le PSE. Les rapports entre la LTDH et le gouvernement figurent parmi les sujets discutés entre Tunis et Bruxelles. La Commission n'ayant pas obtenu l'accord du pays pour financer la Ligue au titre de l'Initiative Euromed démocratie. De son côté, le gouvernement tunisien a indiqué, lundi, regretter la « situation de blocage » à LTDH mais affirme ne pas vouloir « interférer dans une affaire intérieure à cette association ».

 

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