Bruxelles, 23/03/2006 (Agence Europe) - Protagoniste elle aussi de l'affaire du projet de fusion Gaz de France/Suez, la Belgique a évoqué mercredi les préoccupations que l'opération suscite pour son marché de l'électricité. S'exprimant devant le Sénat belge qui organisait une audition sur le projet de fusion entre les deux groupes français, la présidente de la commission de régulation de l'électricité et du gaz en Belgique a confirmé l'existence de problèmes de concurrence pour le marché belge. Christine Vanderveeren a ainsi demandé à GDF et Suez de se séparer de certains de leurs actifs en Belgique. Gaz de France possède 51% de la Société de production d'électricité (SPE), qui est présente à hauteur de 8% sur le marché belge, où Electrabel est largement dominant, avec 81% de parts de marché. Mme Vanderveeren a proposé à GDF de vendre sa participation dans SPE, mais a estimé que l'opération soulevait aussi des difficultés pour le marché de la fourniture de gaz utilisé pour générer de l'électricité et pour le réseau de transport gazier du pays. Elle recommande ainsi à Suez de vendre Distrigas SA et certains actifs d'Electrabel dans le nucléaire ainsi que de réduire sa participation dans Fluxys.