Bruxelles, 14/03/2006 (Agence Europe) - Le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD) a publié le 10 mars des commentaires sur les options politiques proposées par la Commission en novembre 2005 dans sa communication concernant l'interopérabilité des bases de données dans le domaine de la Justice et des affaires intérieures (EUROPE n°9075). « La Commission considère que l'interopérabilité est un concept technique plutôt que juridique et politique. Cette confusion est déroutante et ne sert qu'à éviter les questions fondamentales », indique le CEPD Peter Hustinx dans un communiqué. « Les systèmes interopérables augmentent les risques pour les citoyens lorsqu'ils permettent un nouvel accès à leurs données personnelles », ajoute-t-il, considérant au final qu'« il est essentiel d'examiner cela avec plus de prudence et de ne pas cacher la problématique derrière sa technicité ». Le CEPD déconseille aussi fermement l'utilisation des données biométriques, comme les empreintes digitales ou même l'ADN comme clé d'identification unique. Le CEPD considère en effet que la précision de la biométrie est « surestimée » dans ce contexte et qu'elle facilitera « des interconnexions injustifiées » de bases de données. Dans son commentaire initial de la communication, le CEPD souligne qu'il doit être consulté à propos de chaque proposition législative qui en résultera. Il a aussi accueilli favorablement l'analyse de la Commission qui veut imposer un seuil d'accès beaucoup plus élevé lorsque les autorités de sécurité intérieure interrogent les bases de données dans d'autres domaines que celui de la criminalité.