Strasbourg, 14/03/2006 (Agence Europe) - Dans sa conférence de mardi à Strasbourg, Graham Watson, président du groupe ALDE, s'en est pris aux pays responsables des « attaques tout à fait extraordinaires au marché intérieur » de ces dernières semaines, en citant France, Espagne et Pologne, mais en notant que ce phénomène de défense des intérêt propres est très répandu. Interrogé sur la réaction de la Commission aux tentatives de certains Etats membres d'empêcher des OPA sur leurs entreprises (en l'occurrence, il s'agit en particulier de la Commissaire à la concurrence Neelie Kroes, de la même famille politique que le libéral Watson), Graham Watson a admis: je ne veux pas « blâmer » la seule Commission, mais elle a été effectivement plutôt « timide », alors qu'on pourrait attendre d'elle une réaction « plus politique ». Selon lui, la Commission devrait encourager l'ouverture, au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement, d'un débat approfondi sur « la direction dans laquelles ils vont » et sur l'impact de leurs décisions individuelles sur les autres. Interpellé sur la même question, Hans-Gert Pöttering, président du groupe PPE-DE, a lui aussi convenu que « le patriotisme économique n'est pas la bonne voie ».