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Bulletin Quotidien Europe N° 9122
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/pesc

M. Solana anticipe une année « trépidante » pendant laquelle l'UE devra travailler beaucoup, et encore mieux- Les premiers trente jours de l'année marqués par des événements choc (conflit gazier russo-ukrainien, défi de l'Iran à la communauté internationale, succès du Hamas aux élections, mort de Rugova) - Relation « profonde d'amitié et de coopération » avec l'Afrique

Bruxelles, 01/02/2006 (Agence Europe) - En présentant mercredi au Parlement européen les perspectives de la Politique étrangère et de sécurité de l'UE en 2006, le Haut représentant pour la PESC Javier Solana a avoué: c'est « compliqué » d'évoquer ce sujet « le 1er février 2006 », après tout ce qui s'est passé pendant le mois de janvier. Et il a rappelé: dans la nuit du 1er janvier, nous devions contribuer à résoudre le conflit gazier Russie/Ukraine (s'il n'avait pas été réglé, cela aurait eu des répercussions extrêmes graves, a-t-il averti) ; dans la troisième nuit de la nouvelle année, l'Iran a annoncé la reprise de l'enrichissement de l'uranium, et une semaine après il a brisé les scellés de l'AIEA ; quelques jours après, Ariel Sharon était à l'hôpital (M. Solana a adressé ses vœux à sa famille, en notant: « indépendamment des malentendus et des difficultés du passé, il faut reconnaître les mérites de ceux qui ont lutté et travaillé avec les autres ») ; ensuite, le Hamas gagnait les élections en Palestine ; Rugova mourait au Kosovo ; dans les derniers jours du mois, nous avons eu une réunion fondamentale sur le Darfour avec l'Union Africaine , avec laquelle nous avons « une relation profonde d'affection et de coopération » ; il y a quelques jours, Kofi Annan nous demandait si nous pouvions être impliqués , « sur le plan de la sécurité », dans les élections au Congo. Cela nous annonce une année « trépidante », pendant laquelle nous devrons travailler beaucoup et encore mieux, car l'UE est et doit rester « un acteur fondamental » sur la scène internationale, a insisté M. Solana, en observant: d'ailleurs, chaque Eurobaromètre nous dit que c'est ce que les Européens veulent.

Aujourd'hui, votre commission des Affaires étrangères a reçu des responsables d'Ukraine, a dit
M. Solana aux députés (voir autre nouvelle), en ajoutant: la situation reste difficile dans ce pays « ami et fondamental », et ce serait très triste si la « révolution orange » d'il y a un an devenait une révolution « d'un autre type « ou si l'Ukraine faisait marche arrière. Sur l'Iran, M. Solana a avoué: « c'est difficile d'être optimistes, mais on doit faire un effort de la dernière heure d'une grande intensité ». Ce soir, un projet de résolution appelant l'Iran à « revenir à la position de négociation » sera présenté à Vienne pour être adopté lors de la réunion extraordinaire de l'Agence internationale de l'énergie atomique qui s'ouvre jeudi (et qui, selon lui, « durera certainement plus d'un jour »). Quant à la Palestine, M. Solana (qui n'attend pas la formation d'un gouvernement avant « deux ou trois mois ») s'est exclamé: ce que je voudrais dire, tout simplement et avec amitié à nos amis palestiniens, c'est que la violence n'est pas compatible avec la démocratie, que nous voulons deux Etats vivant en paix l'un à côté de l'autre (et que « chaque partie doit donc reconnaître l'autre »), et que ce serait bien que le nouveau gouvernement palestinien reconnaisse tous les accords signés par les Palestiniens ces dernières années et qui sont le fruit d'un énorme travail. « Ce ne sont pas des conditions absurdes ! », a lancé M. Solana. Et il a espéré que, dans ces mois de transition, l'UE puisse continuer à aider les Palestiniens, tout en maintenant ses exigences. Au Kosovo, j'étais aux obsèques d'Ibrahim Rugova, et la famille m'a demandé d'y parler au nom de l'UE, a indiqué M. Solana. Et, en admettant que « une situation difficile » s'ouvre au Kosovo, il a salué le fait que le successeur de Rugova soit déjà là, prêt à coopérer avec Martti Ahtisaari. Pour l'Afrique, enfin, M. Solana a surtout insisté sur la nécessité de relancer le processus d'Abuja et a rappelé que la mission envoyée à Kinshasa dans le contexte des élections en République démocratique du Congo devrait faire rapport le 7 février.

EUROPE reviendra sur le débat et sur le vote du rapport Brok sur le rapport annuel du Conseil concernant les choix fondamentaux de la PESC (y compris les implications budgétaires).

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