Bruxelles, 11/01/2006 (Agence Europe) - Suite aux engagements proposés par Telefonica, la Commission a autorisé la société espagnole de télécommunication à racheter son homologue britannique O2. Telefonica est présente dans la téléphonie fixe et mobile en Espagne et en République tchèque alors que O2 exerce ses activités uniquement dans la téléphonie mobile au Royaume-Uni, en Irlande et en Allemagne. La Commission craignait initialement que l'opération entraîne des problèmes de concurrence sur le marché des services d'itinérance internationale par le biais des alliances d'opérateurs de réseaux auxquels les deux firmes appartiennent. L'alliance FreeMove, à laquelle participe Telefonica et qui réunit France Telecom, Deutsche Telekom et Telecom Italia, est notamment chargée de centraliser parmi ses membres les échanges d'activités d'itinérance internationale pour que leurs abonnés puissent effectuer et recevoir des appels lorsqu'ils voyagent à l'étranger. En raison de ses liens de dépendance à Telefonica, la Commission a constaté qu'après l'opération O2 devrait normalement quitter l'alliance Starmap, où elle collabore avec des opérateurs de plus petite taille, pour rejoindre FreeMove ou au moins aligner son comportement avec ce groupement. Une telle situation risquerait d'augmenter les coûts pour les opérateurs qui ne sont pas membres de FreeMove, notamment au Royaume-Uni, où il ne devrait plus subsister de fournisseur d'itinérance internationale indépendant de cette alliance (à l'exception de Vodafone). Afin d'apaiser les craintes de la Commission à cet égard, Telefonica s'est ainsi engagé à quitter l'alliance FreeMove et à ne la réintégrer qu'après autorisation préalable.