Bruxelles, 11/01/2006 (Agence Europe) - Alors que la Turquie intensifie ses efforts pour enrayer l'épidémie qui se propage sur son territoire, le Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale a approuvé le 11 janvier la prorogation, de février à fin décembre 2006, des programmes des Etats membres de l'UE de dépistage de la grippe aviaire chez les volailles et les oiseaux sauvages. Les programmes nationaux détaillent le nombre d'échantillons qui seront prélevés sur les volailles et les oiseaux sauvages ainsi que le nombre et le type de tests auxquels ils seront soumis. Cette décision, qui doit encore être adoptée formellement par la Commission, fixe à 2 millions d'euros le montant maximal de la participation communautaire pour réaliser les tests en laboratoires (50% des dépenses engagées par les Etats membres). Pour pouvoir bénéficier de l'aide communautaire, les Etats membres doivent soumettre pour approbation leurs programmes de surveillance au plus tard le 7 février prochain. Une première somme de 884 000 euros avait déjà été versée par le budget de l'UE aux Etats membres pour les programmes allant de juillet 2005 à janvier 2006 (EUROPE n° 9028). Durant cette période, les Etats membres ont réalisé 25 000 tests sur les oiseaux sauvages et plus de 215 000 sur les volailles, sans détecter le moindre cas de virus hautement pathogène H5N1 (se transmettant à l'homme seulement par contact avec un animal infecté).
Le ministre allemand de l'Agriculture, Horst Seehofer, a annoncé le 11 janvier qu'une nouvelle mesure d'enfermement des volailles dans les poulaillers en Allemagne était « très vraisemblable », pour éviter une extension de la grippe aviaire. M. Seehofer souhaite aussi un renforcement des contrôles et une meilleure information des voyageurs par les compagnies aériennes sur les risques de propagation de la maladie. Son homologue français, Dominique Bussereau, a annoncé le même jour la tenue, « très prochainement », d'une réunion de tous les ministres français concernés par les mesures de prévention contre la grippe aviaire. En octobre dernier, les autorités françaises avaient notamment décidé le confinement des volailles dans certains départements et l'interdiction de nourrir les animaux en plein air.
La Turquie redouble d'efforts pour enrayer l'épidémie de grippe aviaire qui a fait deux morts. Le virus est signalé dans 30 des 81 provinces turques, dont la bande côtière sur la mer Egée et Istanbul, la capitale économique. L'Organisation mondiale de la santé (OMS), plutôt rassurante, a souligné qu'aucune transmission entre humains n'était intervenue jusqu'ici.