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Bulletin Quotidien Europe N° 9098
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/pe/transports

Les obstacles à la libéralisation du rail retardent la mise en œuvre des objectifs du Livre blanc sur les transports

Bruxelles, 28/12/2005 (Agence Europe) - Une table ronde sur la révision à mi-parcours du Livre Blanc sur la politique européenne des transports et les systèmes de tarification des infrastructures du secteur ferroviaire, a été organisée par les EIM (European Rail Infrastructure Managers), l'ERFA (European Rail Freight Association), la ERFCP (European Rail Freight Customers Platform) et la T&E (European Federation for Transport and Environment) le 13 décembre au Parlement européen à Strasbourg, deux jours avant le vote sur la directive « Eurovignette » (EUROPE n° 9090).

Le Livre banc de 2001 vise à renforcer la compétitivité du secteur des transports, à travers le développement de nouvelles technologies et l'amélioration de la qualité et de la sécurité des services, et à promouvoir l'intermodalité et le transfert de la route vers d'autres modes de transport, des objectifs amplement soutenuspar le Parlement européen, a rappelé le Prtugais Luís Queiró (PPE-DE). Cependant, près de cinq ans après sa publication, le niveau de mise en œuvre par les Etats membres est très faible, a déploré Monika Heiming, secrétaire générale de l'ERFA, en ce qui concerne aussi bien les dispositions législatives des premier et deuxième paquets ferroviaires que l'attribution de certificats et de licences ou la mise en place d'organismes de régulation. Les obstacles à la libéralisation du rail ne font que décourager l'arrivée de nouveaux opérateurs sur le marché, et l'absence de concurrence intramodale se traduit par la faible part de marché du rail par rapport aux autres modes. Pour Klaus Meyer, secrétaire général de l'ERFCP, la libéralisation du marché ferroviaire implique la séparation des managers d'infrastructure et des compagnies ferroviaires, mais « il faut avant tout que les Etats membres soient eux-mêmes convaincus des bienfaits de l'ouverture du marché », et qu'ils garantissent les conditions d'une concurrence équitable pour mettre fin au monopole des opérateurs historiques. Le financement des infrastructures des transports est également une donnée centrale pour assurer un meilleur équilibre entre les modes de transports. Si l'Eurovignette est « une opportunité à ne pas manquer », selon les termes de Markus Liechti, Policy Officer chez T&E, Claire Pardo, chargée des affaires européennes chez Réseau Ferré de France (RFF), a démontré, à partir de l'exemple du trafic entre Lyon et Turin, que certains instruments prévus par la directive, comme la modulation des taux de péage, ne permettaient d'agir que modérément sur les flux de trafic. Des solutions de court terme résideraient,par exemple,dans une plus grande harmonisation de la tarification du fret ferroviaire dans les principaux corridors internationaux, un engagement sur le long terme des pouvoirs publics de financer les infrastructures, et une meilleure connaissance des coûts réels des infrastructures de transports, estime le secrétaire général des EIM, Marc Falchi.

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