login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9098
Sommaire Publication complète Par article 27 / 31
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/transports/environnement

Les nouvelles normes d'émission « Euro 5 » ne vont pas assez loin alors qu'elles sont trop contraignantes pour les constructeurs automobiles, selon les organisations de défense de l'environnement

Bruxelles, 28/12/2005 (Agence Europe) - Les constructeurs automobiles européens vendront d'ici 2008-2009 des véhicules à moteur diesel plus polluants sur le marché européen qu'aux Etats-Unis, où les normes d'émission d'oxydes d'azote (NOx) sont fixées à 87 mg/km pour 2007, un niveau bien en deçà des 200 mg/km avancés par la Commission le 21 décembre au titre des nouvelles normes d'émission « Euro 5 » (EUROPE n°9095), déplore Jos Dings, directeur de la T&E (European Federation of Transport and Environment). Et il ajoute: « C'est quand même un comble que l'UE réserve ses véhicules les plus propres à l'exportation, tandis que les Etats membres se démènent pour atteindre les objectifs de réduction de la pollution de l'air ». « Cette proposition intervient trop tard, et elle est de toute façon trop faible », commente Kerstin Meyer du Bureau européen de l'environnement (EEB). La Commission, en fixant la prochaine révision des normes européennes d'émissions en 2009, « reporte de façon inutile » l'avènement de véhicules plus propres dont l'Europe a besoin dès à présent, proteste M. Dings. Et Mme Meyer renchérit: la Commission a une fois de plus fait passer les intérêts des constructeurs automobiles avant ceux des citoyens.

Les nouvelles normes d'émission ne satisfont pas non plus l'Association des Constructeurs Européens d'Automobiles (ACEM), qui regrette que la Commission n'ait pas tenu compte des préoccupations qu'elle avait fait valoir lors de la phase de consultation. Pour l'ACEM, la réduction supplémentaire de 25% des émissions de NOx pour les véhicules diesel est un « objectif coûteux », qui pose un « défi significatif du point de vue technique » aux constructeurs automobiles. Par effet ricochet, la répercussion de ce coût sur le prix des véhicules risque de décourager les consommateurs à acheter de nouveaux véhicules moins polluants. Par ailleurs, l'industrie dit avoir besoin de 3 ans minimum pour pouvoir intégrer complètement une nouvelle technologie dans sa chaîne de production, alors que la proposition de la Commission ne prévoit qu'un délai de 18 mois après l'entrée en vigueur des nouvelles normes. Ivan Hodac, secrétaire général de l'ACEM, envisage de «continuer à travailler de façon constructive avec la Commission, le PE et les Etats membres pour améliorer la proposition, de façon à satisfaire à la fois les demandes de la société et les objectifs de compétitivité de l'industrie », dans un sens conforme aux recommandations formulées par le groupe de haut niveau CARS 21 (EUROPE n°9087).

Sommaire

JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES