Bruxelles, 20/12/2005 (Agence Europe) - Au lendemain du référendum sur la future Constitution en République démocratique du Congo, Louis Michel, Commissaire européen au Développement, s'est envolé lundi pour Kinshasa afin de faire le point sur la poursuite du processus de transition censé prendre fin au 30 juin 2006. A Kinshasa, Louis Michel devait prendre connaissance d'un premier rapport de la mission d'observation de l'UE conduite par le Général Philippe Morillon, et s'entretenir avec les principaux acteurs de la Transition, parmi lesquels le Président Joseph Kabila, le président de l'Assemblée Olivier Kamitatu, le président du Sénat Marini Bodho, le président de la commission électorale indépendante l'Abbé Malu Malu et le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, l'ambassadeur William Swing.
A la veille de son départ, Louis Michel semblait encouragé par l'ampleur de la participation populaire au référendum constitutionnel - étape cruciale vers la tenue des premières élections libres et démocratiques depuis quarante ans en RDC. « Il y a encore six mois à peine, le défi de l'enregistrement des électeurs semblait insurmontable. Or, aujourd'hui, en s'enregistrant massivement dans un premier temps puis en participant à ce référendum, les Congolais ont prouvé à tous leur volonté d'aller vers des élections libres et démocratiques pour tourner définitivement la page de la guerre, des abus et de la corruption, et se tourner vers la paix et la prospérité. L'Union européenne restera fortement engagée pour faire aboutir le processus de transition », déclarait le Commissaire dans un communiqué. L'adoption de la loi électorale par le Parlement sera la prochaine étape à franchir et devrait, selon Louis Michel, « permettre d'aboutir à un système le plus représentatif possible qui évite l'exclusion de secteurs importants de la société congolaise».