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Bulletin Quotidien Europe N° 9094
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/tsunami

Un an après le tsunami, l'UE et ses partenaires multilatéraux dressent un bilan satisfaisant de l'aide apportée - Les efforts d'aide humanitaire et de reconstruction se poursuivront

Bruxelles, 20/12/2005 (Agence Europe) - Le 26 décembre 2004, un tsunami d'une ampleur sans précédent sévissait dans l'Océan Indien et mobilisait toute la communauté internationale dans un élan de solidarité inégalé. Un an plus tard, une conférence internationale de haut niveau, accueillie mardi à Bruxelles par la Commission européenne, a permis à l'UE et à ses partenaires multilatéraux de dresser un bilan positif de l'aide apportée aux pays d'Asie du Sud totalement dévastés. Ces efforts devront se poursuivre. Cette conférence de bilan a réuni les représentants de l'UE, des Nations unies (PNUD), de la Banque mondiale, d'organisations internationales ainsi que les pays les plus durement frappés - Indonésie, Sri Lanka, Inde - partenaires dans les efforts de reconstruction en cours. De l'avis général, la coopération de tous les acteurs a été essentielle pour l'efficacité de l'aide. Et l'UE, qui a promis plus de deux milliards d'euros pour les régions sinistrées (566 millions d'euros d'aide humanitaire et 1,5 million pour la réhabilitation et la reconstruction), a été très performante tant dans la livraison de l'aide (fournie à 60%) que dans son rôle de médiation politique pour rapprocher les parties en conflit au Sri Lanka et à Aceh (voir autre nouvelle). Les travaux de reconstruction sont en cours. En Indonésie, l'UE est le premier donateur.

« La tragédie du tsunami est encore présente dans nos esprits. La générosité et la compassion exprimées dans une réponse internationale sans précédent le sont tout autant. L'UE, et tout particulièrement les citoyens d'Europe, ont été aux avant-postes de cette réponse internationale. Aujourd'hui, un an plus tard, nous pouvons être fiers d'affirmer que l'UE en général et la Commission en particulier, ont tenu leurs promesses », a déclaré à la presse Benita Ferrero-Waldner, Commissaire européenne aux Relations extérieures. Les efforts de coordination auxquels l'UE participe activement (en Indonésie, la Commission copréside le fonds fiduciaire multi-donateurs que l'UE alimente à 80%) portent leurs fruits en contribuant à la « cohérence de la planification et des contacts avec le gouvernement ». A Aceh, le retour des enfants à l'école, la reconstruction en cours des infrastructures de santé et d'éducation et des maisons sont « les premiers résultats visibles de nos interventions », a-t-elle souligné. Au Sri Lanka, « le succès ultime de la reconstruction, en particulier au Nord et à l'Est dépendra du processus de paix et du consensus entre le gouvernement, Tamouls et les musulmans sur la manière de dépenser l'aide », a averti Mme Ferrero-Waldner. L'aide humanitaire se poursuivra en 2006 et au-delà: « le Commissaire Louis Michel fera en sorte que l'UE joue un rôle de premier plan ». Quant à la reconstruction, la Commission veillera à mobiliser totalement en 2006 les 350 millions d'euros engagés, en veillant à l'accélération des projets d'infrastructures et à la réalisation de l'objectif de « construire mieux ». Selon Gareth Thomas, ministre britannique au Développement international, « l'UE peut être fière des efforts déployés depuis le 26 décembre. Et Echo (le service d'aide humanitaire de la Commission) doit être félicité. Pour 2006, la priorité sera le logement, avec l'augmentation des capacités du secteur privé pour reconstruire et créer des emplois ». En tirant les enseignements de cette catastrophe, il estime qu'il convient: - renforcer la capacité de réaction humanitaire à l'échelle mondiale en créant un groupe élargi d'experts internationaux pour multiplier les efforts si nécessaire ; - renforcer encore la coopération déjà très étroite entre l'UE et l'ONU « en développant la cellule lancée par Kofi Annan, à laquelle six Etats membres ont déjà promis des ressources et qui sera opérationnelle en mars ». « Le partenariat avec l'UE a été excellent », estime Andre Steer de la Banque mondiale, « Si l'on compare les progrès à Aceh, ils sont légèrement supérieurs à la moyenne enregistrée dans d'autres catastrophes de moindre ampleur - le tremblement de terre de Kobe, par exemple, où il a fallu sept ans pour retourner à la normale, déclare-t-il, En Indonésie, le plan de reconstruction est de cinq ans. Or, l'essentiel est déjà reconstruit. Et d'ajouter: actuellement, chaque mois, les travaux de construction débutent pour 5.000 maisons, de telle sorte qu'en 2007 « tout le monde sera chez soi », et qu'à la fin du programme, « 32 000 maisons seront soit construites soit en cours de construction ».

De l'avis de CONCORD et VOICE, les deux plus grands réseaux d'ONG européennes d'aide humanitaire et de développement, la réponse humanitaire globale au désastre du tsunami a été fournie « à temps et de manière adéquate »: les ONG ont été en mesure de fournir l'aide médicale d'urgence à l'aide alimentaire à plus de deux millions de personnes. Six mois après le tsunami, les besoins immédiats étaient couverts, et un mois seulement après la tragédie, les ONG européennes étaient déjà en mesure de canaliser leurs efforts pour commencer la reconstruction et la réhabilitation. « Dans l'ensemble, l'aide de l'UE a été gérée au mieux (…). En tant que professionnels de l'humanitaire, nous avons appris beaucoup et nous devrions mettre en pratique les enseignements tirés » de cette expérience, déclare Paul Grossrieder, Président de VOICE. Les ONG se promettent d'améliorer la coordination entre elles et avec les autres acteurs pour appuyer l'implication des communautés locales, renforcer la préparation aux catastrophes et à renforcer leurs propres capacités de gestion. A l'UE, « qui a joué et continue de jouer un rôle important » , les ONG recommandent notamment de continuer à soutenir les progrès vers la paix à Aceh et au Sri Lanka, de garantir que les organes pour la reconstruction, comme le Fonds fiduciaire multi-donateurs, prévoient une réelle participation civile, d'honorer ses engagements en faveur d'une reconstruction durable, de porter d'avantage d'attention au lien entre le secours, la réhabilitation et le développement, et d'allouer davantage de fonds à la préparation aux catastrophes.

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