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Bulletin Quotidien Europe N° 9073
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/maroc

Le Conseil d'association a rappelé la responsabilité commune de trouver une solution au problème de l'immigration clandestine

Bruxelles, 22/11/2005 (Agence Europe) - Comme prévu, la problématique de l'immigration clandestine a été au centre de la réunion du Conseil d'association UE/Maroc qui s'est tenue le 22 novembre à Bruxelles. « Il s'agit d'un problème complexe qui implique à la fois les pays d'origine, les pays de transit et les pays de destination », et qui exige que tous travaillent étroitement ensemble pour le résoudre, a souligné devant la presse le ministre adjoint des Affaires étrangères du Maroc, Taib FassiFihri. En effet, a reconnu aussi Kim Howelles qui présidait le Conseil d'association, « l'immigration illégale n'est pas seulement une question qui touche l'Espagne et le Maroc, c'est une question européenne qui nous concerne tous » et qui engage la responsabilité de tous. A propos des récents événements en Espagne, le ministre a dit que « la filière marocaine ne représente que 5% de l'immigration illégale en Espagne » et que dans ces 5% se trouvent « à peine 2% de citoyens marocains ». Le Maroc et l'Espagne ont proposé la tenue d'une conférence euro-africaine pour « responsabiliser tous les pays et pour prendre, collectivement, des décisions à court, moyen et long terme », a-t-il rappelé. Le Maroc prend des « mesures considérables » pour lutter contre la migration clandestine, « ce qui lui coûte très cher en termes financiers » (il a cité le chiffre de 80 millions d'euros pour la gestion des rapatriements et la reconduite aux frontières pour la seule année 2005). Et les résultats sont là: « 40% de moins de tentatives d'émigration clandestine via l'Espagne péninsulaire ou via les îles Canaries ». A long terme, le problème ne pourra être résolu que si l'on s'attaque aux racines du problème « qui sont les conflits en Afrique, le sous-développement, la pauvreté et la famine ». M. FassiFihri a assuré que le Maroc souhaite poursuivre les pourparlers avec l'UE en vue de conclure un accord de réadmission, pour parvenir à un « accord qui soit le plus équilibré possible », qui donne des garanties aux deux côtés et qui soit « applicable sans problèmes et sans interprétations divergentes ». Le représentant de la Commission a rappelé que l'UE et le Maroc n'ont pas attendu les récents événements à la frontière hispano-marocaine pour discuter d'immigration: nous avons été des « pionniers » dans ce domaine, il y a déjà vingt ans, a-t-il dit.

De manière générale, l'UE considère le Maroc comme un « très important partenaire » dans le cadre de la coopération euro-méditerranéenne et l'UE veut intensifier ce partenariat grâce au plan d'action dans le cadre de la politique européenne de voisinage, a expliqué M. Howelles. Le ministre marocain a souligné lui aussi la position « unique » du Maroc dans ce partenariat euro-méditerranéen. Comme exemple il a cité l'intégration du pays dans le système de navigation par satellite « Galileo » (un accord vient d'être conclu à ce sujet), les négociations en cours sur un accord ciel ouvert et le fait que jusqu'ici le Maroc « soit le seul » partenaire méditerranéen à avoir un dialogue politique « renforcé » avec l'UE, le « seul » pays méditerranéen non candidat à l'adhésion qui participe à une opération PESD de l'UE en Bosnie-Herzégovine (Althea) et, jusqu'ici, le « seul » avec qui l'UE est en train de négocier un accord de réadmission. « Tout cela fait du Maroc le partenaire le plus en avancé de l'Union dans l'espace euro-méditerranéen », a conclu le ministre marocain.

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