login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9073
Sommaire Publication complète Par article 13 / 44
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/agriculture

Le premier compromis de la présidence encore insuffisant pour plusieurs pays, dont l'Italie et l'Espagne

Bruxelles, 22/11/2005 (Agence Europe) - Les ministres de l'Agriculture des Etats membres de l'UE ont entamé mardi soir, à Bruxelles, une longue négociation qui doit se poursuivre mercredi sur la réforme de l'organisation commune du marché (OCM) du sucre. La Présidence britannique et la Commission européenne espèrent amener le Conseil à un accord mercredi soir ou dans la matinée de jeudi. La première proposition de compromis de la Présidence britannique, rédigée en accord avec la Commission, a été jugée insuffisante par plusieurs délégations. L'Italie et l'Espagne se sont montrées parmi les plus hostiles, tandis qu'un groupe de pays (Belgique, Pays-Bas, pays baltes, Finlande, Hongrie et Portugal) a demandé des efforts supplémentaires sur les niveaux de prix et de compensation en faveur des agriculteurs. La France et d'autres pays, comme l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Suède et le Danemark, ont soutenu le texte.

Le premier compromis de la présidence présenté mardi prévoit notamment: - un étalement sur quatre ans au lieu de deux (dans la proposition de la Commission) de la réduction de 39% du prix du sucre (-20% en 2006/07, -27,5% en 2007/08, -35% en 2008/09 et -39% à compter de 2009/10) ; - le maintien, pendant quatre ans (de 2006 à 2009), du prix d'intervention du sucre que la Commission voulait supprimer dès juillet 2006. Le prix proposé s'élève à 75% du prix de référence du sucre et ne peut pas dépasser un volume de 400.000 tonnes par an de sucre blanc. En outre, le compromis prévoit des dispositions permettant le contrôle des importations en Europe de sucre en provenance des pays les moins avancés (clause de sauvegarde et renforcement des règles d'origine) et une plus grande flexibilité pour la mise en œuvre du fonds de restructuration (fermeture partielle des usines éligibles à des aides et soutien aux producteurs de betteraves à sucre).

Les pays ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique), qui bénéficient d'un accès privilégié au marché européen et qui craignent d'être particulièrement touchés par la réforme, voient leurs revendications partiellement prises en compte, se voyant accorder un délai de deux ans avec un prix d'achat inchangé (voir autre nouvelle sur l'Assemblée ACP/UE à Edimbourg).

« Nous avons fait de notre mieux pour prendre en compte les inquiétudes des Etats membres », a déclaré la ministre britannique de l'Environnement, de l'alimentation et des questions rurales Margaret Beckett. La Commissaire à l'agriculture, Mariann Fischer Boel, a estimé de son côté que « les éléments essentiels » pour un accord « équilibré » étaient réunis dans ce compromis.

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
SUPPLEMENT