22/11/2005 (Agence Europe) - La Présidence britannique a fait le 18 novembre au nom de l'UE la déclaration suivante: « L'UE a suivi attentivement le procès, qui s'est achevé le 14 novembre, des quinze personnes jugées en Ouzbékistan à la suite des événements qui se sont déroulés à Andijan les 12 et 13 mai 2005.L'UE partage bon nombre des graves inquiétudes concernant le déroulement du procès qui ont été exprimées le 26 octobre par les rapporteurs spéciaux de l'ONU et par l'expert indépendant en matière de protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans la lutte contre le terrorisme, ainsi que celles exprimées par le Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme. Elle attend avec intérêt la publication prochaine du rapport de l'équipe du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme (BIDDH) qui a suivi le procès. L'UE a de fortes craintes quant à la crédibilité des arguments présentés par l'accusation et estime que les procédures de défense n'ont pas permis de garantir un procès équitable. Elle souhaiterait avoir l'occasion de discuter de ces craintes avec le gouvernement ouzbek. Le procès s'est concentré sur les attaques perpétrées contre une caserne de l'armée, une prison et un bâtiment du SNB (service de sécurité nationale), ainsi que sur l'occupation de la mairie. Tout en reconnaissant le caractère criminel de ces attaques, l'Union européenne est préoccupée par le fait que peu d'attention a été accordée durant le procès au nombre considérable d'informations, dont certaines provenaient de témoins oculaires, faisant état de graves violations des droits de l'homme commises par l'armée et les forces de sécurité ouzbèkes lors de la répression des manifestations. L'UE continue d'attacher une importance primordiale à la tenue d'une enquête internationale indépendante crédible et transparente sur les événements qui ont eu lieu les 12 et 13 mai 2005. Elle est prête à aborder toutes ces questions dans le cadre du dialogue qu'elle mène avec l'Ouzbékistan ».