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Bulletin Quotidien Europe N° 9073
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/cagre/developpement

Accord du Conseil sur la future stratégie commune de développement et la stratégie de l'UE pour l'Afrique

Bruxelles, 22/11/2005 (Agence Europe) - « Flexibilité », voilà le maître mot utilisé par le Commissaire européen Louis Michel, à propos du consensus sur la politique de développement qui a finalement été trouvé mardi lors du Conseil Affaires générales et Relations extérieurs (CAGRE). Réunis en formation « Développement », les ministres sont parvenus le 22 novembre à adopter la déclaration de « consensus européen » sur le développement malgré les divisions qui les séparaient (EUROPE n°9056). Le Conseil a aussi approuvé des conclusions sur la stratégie pour l'Afrique proposée par la Commission européenne.

Consensus européen: Louis Michel, le Commissaire au Développement et de l'Aide humanitaire, a commenté: « Le consensus européen marque un tournant historique dans la politique de développement de l'Union. En mai dernier, nous avons obtenu un accord pour faire plus ; à présent nous disposons d'un instrument politique qui nous permettra de faire mieux. Ce qui importe maintenant, c'est de transformer cette déclaration en actions concrètes, pour plus de cohérence et d'efficacité». Hilary Benn qui présidait les travaux et Louis Michel se sont félicités non seulement d'avoir pu trouver un accord, mais aussi de voir associés « pour la première fois », dans ce domaine, Conseil, Commission et Parlement. Le 13 juillet dernier, à l'issue d'une vaste consultation publique dans les Etats membres et dans les pays en développement, la Commission européenne avait adopté une communication (EUROPE n°8990) proposant une déclaration conjointe des trois institutions sur la politique de développement de l'Union. Apres des mois de débats intensifs au sein du Conseil et du Parlement européen, le Conseil et la Commission européenne ont trouvé un accord sur le texte de la Commission, qui guidera les activités de coopération au développement de l'Union avec l'ensemble des pays partenaires. Hilary Benn s'est montré satisfait de cette déclaration qui, selon lui, « confirme à nouveau le rôle prépondérant de l'UE en matière de développement » et qui « permettra de mieux gérer les fonds énormes alloués à la politique européenne d'aide au développement ». Selon lui, « c'est grâce à cette politique commune que nous pourrons éradiquer la pauvreté ». Sur le plan financier, Louis Michel a évoqué « la création d'un fonds qui permettra de mettre à disposition des moyens financiers de la Commission, de la Banque européenne d'investissement (BEI) et des Etats membres qui le souhaitent ». Pour Louis Michel, cette déclaration est « fondamentale car elle nous permettra de travailler dans un cadre unique qui aboutira nécessairement à plus de cohésion et d'efficacité en matière de développement ». Interrogé sur la question délicate de la communautarisation du développement, M. Michel a répliqué que « il ne sert à rien de vouloir substituer la politique de développement de la Commission à la place de celle qui est déjà mise en place par différents Etats », en estimant « indispensable de faire preuve de flexibilité ». Ainsi, certains Etats, en raison de la valeur ajoutée qu'ils peuvent apporter dans certaines régions ou dans certains domaines, seraient amenés à jouer un rôle particulier. Louis Michel note que la Commission a demandé de disposer d'une plus grande gamme de pouvoirs en matière de développement (environnement, éducation…) parce que les Etats membres ne peuvent pas agir partout. « Il est important que la Commission ait son mot à dire », a réaffirmé M. Michel. Le ministre belge à la Coopération au développement, Armand De Decker, s'est réjoui lui aussi de l'adoption de cette déclaration qui « rappelle les principes de bonne gouvernance et d'appropriation de l'aide par les pays bénéficiaires ». Pour lui, cette déclaration « permettra enfin à la Commission, au Conseil et au Parlement européen d'avoir une vision commune des politiques de développement ».

Stratégie pour l'Afrique: Sur ce point, le Conseil a confirmé son désir de voir mettre en place une véritable politique de développement pour l'Afrique, comme il l'avait déjà fait en octobre au Conseil informel de Leeds. Cette stratégie pour l'Afrique vise essentiellement un partenariat stratégique pour la sécurité et le développement entre l'UE et l'Afrique à l'horizon 2015. Pour la Présidence britannique, Hillary Benn a rappelé que « cette stratégie s'articule autour d'exigences clés garantes d'un développement durable de l'Afrique », telles que la paix et la sécurité, une gouvernance irréprochable et efficace, le développement du commerce, l'interconnexion des grands réseaux d'infrastructures (eau, transport, énergie, télécommunications), la cohésion sociale et la viabilité écologique.En outre, il a souligné l'importance de la facilitation des échanges pour l'Afrique dans le cadre des négociations à l'OMC. Louis Michel a souligné que, pour lui, il était « très important d'arriver à un consensus sur le principe d'appropriation ».

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