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Bulletin Quotidien Europe N° 9035
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/suisse/libre circulation/social

Satisfaction après le résultat positif du référendum suisse sur la libre circulation des travailleurs

Bruxelles, 26/09/2005 (Agence Europe) - 56% des Suisses ont voté dimanche 25 septembre en faveur de l'extension aux dix nouveaux Etats membres de l'Union européenne de l'accord UE/Suisse sur la libre circulation des travailleurs. Les responsables politiques se sont réjouis de ce résultat.

José Manuel Barroso a « félicité » dès dimanche soir le peuple suisse pour avoir pris « la décision d'étendre le bénéfice de la libre circulation des personnes à tous les ressortissants de l'Union européenne ». « Ce vote démontre que la Suisse et l'UE travaillent ensemble avec succès pour promouvoir l'intégration de nos peuples et de nos économies et pour renforcer la cohésion de l'Europe », a ajouté le président de la Commission européenne.

Le même soir, Samuel Schmid, Président de la Suisse, a déclaré: « Le scrutin d'aujourd'hui revêt une grande importance, notamment pour la croissance économique et la protection des travailleurs. Le « oui » issu des urnes renforce le pôle économique suisse. La Suisse est en effet tributaire de relations stables avec l'UE élargie en général et de marchés intéressants pour le recrutement de main-d'œuvre qualifiée en particulier ».

En tant que Tchèque, Vladimir Špidla, Commissaire européen chargé de l'emploi, des affaires sociales et de l'égalité des chances, a accueilli « avec plaisir », lundi devant la presse, l'issue positive du référendum suisse. Il a salué cette décision qui met « la population tchèque au même niveau » que les autres citoyens européens. « Il est clair que les Suisses ont décidé démocratiquement », a-t-il ajouté, et « qu'ils ont examiné tous les arguments ».

Interrogé sur les craintes de pressions sur les salaires et les conditions de travail appliqués en Suisse, le Commissaire Špidla a répondu que « la libre circulation des travailleurs n'entraîne pas de danger pour le modèle social européen », et que toutes les directives européennes sont élaborées de manière à « éviter le dumping social ». « Lorsqu'on examine les chiffres » des flux migratoires, « on voit que c'est marginal », a-t-il rappelé. Douze pays sur les quinze anciens Etats membres (les exceptions sont le Royaume-Uni, l'Irlande et la Suède) appliquent des restrictions à la libre circulation des travailleurs issus des nouveaux Etats membres et devront indiquer au début de 2006 s'ils souhaitent les maintenir. (Voir EUROPE n° 9029 au sujet des déclarations de M. Špidla après la première réunion du Groupe à haut niveau sur la libre circulation des travailleurs).

Faut-il relancer le débat sur une éventuelle adhésion de la Suisse à l'Union européenne ? La libérale-démocrate britannique Diana Wallis, parlementaire européenne, y est favorable. Ce résultat « marque un tournant dans les relations entre l'Union européenne et la Suisse » estime dans un communiqué la présidente de la délégation parlementaire pour les relations avec la Suisse, la Norvège et l'Islande. « On peut affirmer que la voie bilatérale est arrivée à son terme », a-t-elle ajouté, en précisant: « une réflexion fondamentale est nécessaire du côté suisse » sur le futur des relations entre la Suisse et l'Union européenne.

Selon Samuel Schmid, le référendum du 26 septembre « était le deuxième scrutin de cette année sur un projet de politique européenne: en disant « oui », les électeurs et les électrices ont confirmé une nouvelle fois la voie bilatérale de la Suisse et consolidé ainsi les bonnes relations de notre pays avec l'UE élargie ». Le Président Schmid faisait ainsi référence au référendum de juin dernier au cours duquel les Suisses ont accepté à 54,6% que leur pays participe à l'espace « Schengen » et aux accords de Dublin (voir EUROPE n° 8926).

Interrogé lundi sur l'opportunité de poursuivre la voie bilatérale, Vladimir Špidla a simplement indiqué qu'il s'agissait d'une « question purement suisse », et que la réponse doit être réservée « pour l'avenir ». Ainsi, il a estimé que, dans un premier temps, « il faut mettre en œuvre les accords bilatéraux ». Et de conclure: « L'Europe ne veut pas imposer l'adhésion, cela n'a jamais été le cas ! ».

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