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Bulletin Quotidien Europe N° 8986
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/avenir de l'europe

Karel De Gucht croit que l'on peut sauver le traité constitutionnel

Bruxelles, 07/07/2005 (Agence Europe) - Dans son discours sur l'avenir de l'Europe prononcé mercredi après-midi à l'Institut universitaire européen de Florence, Karel De Gucht, ministre belge des Affaires étrangères, a montré qu'il croyait encore au traité constitutionnel. Même si les événements survenus dernièrement en France et aux Pays-Bas constituent de « sérieux revers » pour le projet européen, il ne faut pas oublier, constate le ministre, qu' « onze Etats membres ont déjà ratifié le texte ». Précisant que le traité est loin d'être « ce que l'on peut imaginer de mieux », il constitue néanmoins « le fruit d'un compromis (…) Il est la seule réponse valable au besoin d'approfondissement du projet européen ». Pour Karel De Gucht, la perspective d'une éventuelle ratification du texte par les 25 Etats membres doit encore rester dans les esprits. Mais ce possible second round de consultations doit d'abord attendre la fin du processus de ratification dans tous les pays de l'Union ainsi que les résultats des élections présidentielles françaises et allemandes prévues en 2007.

Le ministre a ajouté que cela « ne servirait à rien de se résigner et d'annuler le nouveau traité sous prétexte qu'il n'y a pas d'alternative solide ». Il engage au contraire la Commission européenne aidée par les différents gouvernements à mettre rapidement sur pied « un plan d'action concret avec un agenda couvrant les 24 prochains mois et concernant un ensemble de points clés non achevés dans les domaines politiques majeurs de l'Union européenne ». Luttant pour la survie du projet de Constitution européenne, Karel De Gucht prône donc le pragmatisme. Les points clés de ce « paquet » sur lesquels l'Union européenne doit poursuivre ses efforts et redonner confiance aux citoyens sont l'union économique et monétaire (qui inclut la cohésion sociale et les règles fiscales), la recherche et le développement, les réseaux transeuropéens, les problèmes environnementaux, la justice et la sécurité, la politique de défense commune et la politique extérieure. « Les secteurs compris dans ces catégories sont absolument vitaux pour le bien-être des générations actuelles et futures de citoyens européens ».

Le ministre a par ailleurs ajouté que l'utilisation des « coopérations renforcées » constituait un bon moyen pour progresser dans cette voie. Néanmoins, celles-ci doivent rester dans le cadre du traité constitutionnel. Mettre aujourd'hui en place des « sous-groupes » de pays désireux d'aller de l'avant pourrait certes « apporter un peu de réconfort psychologique » mais ne pourrait constituer « l'option première à envisager pour sortir de l'impasse actuelle, du moins pas durant les deux prochaines années », a-t-il poursuivi.

 

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