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Bulletin Quotidien Europe N° 8949
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/congo

L'UE salue l'adoption de la Constitution et condamne l'attaque contre les casques bleus de la MONUC en Ituri

Bruxelles, 18/05/2005 (Agence Europe) - La Commission européenne s'est félicitée le 17 mai de l'adoption par l'Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, le 13 mai, d'un projet de Constitution qui « devrait permettre à ce pays d'entrer dans la modernité institutionnelle », affirme un communiqué. Selon le communiqué, « après une lecture détaillée du projet, la Commission européenne estime que ce texte prévoit l'instauration d'un régime semi-présidentiel équilibré et ouvre la voie à un régime démocratique et stable ». Le communiqué note par ailleurs que ce texte « décrit une séparation nette des pouvoirs exécutif et judiciaire » et que « la peine de mort n'est plus constitutionnalisée ». Le projet de Constitution congolaise, qui doit être soumis à un référendum avant la fin de l'année, répond aux attentes de l'UE exprimées notamment le 30 avril dernier par le Commissaire au développement Louis Michel et le Haut représentant pour la PESC, Javier Solana, lors de leur mission conjointe à Kinshasa, souligne le communiqué. Javier Solana, selon sa porte-parole Cristina Gallach, relève lui aussi dans ce texte des « amendements importants concernant notamment la séparation des pouvoirs ainsi qu'un meilleur équilibre entre les pouvoirs du président et ceux du premier ministre », et « l'introduction de normes garantissant une forte représentation des femmes dans les institutions de l'Etat congolais ». Quant à la suppression de toute référence à la peine de mort dans le texte de la Constitution, M. Solana note que « cette évolution devra être confirmée dans le Code pénal lorsqu'il sera soumis à l'approbation du parlement ».

La semaine dernière, l'attaque contre les casques bleus de la MONUC en Ituri (Est de la République démocratique du Congo) qui a fait un mort et plusieurs blessés avait été condamnée par Louis Michel, qui avait déclaré: « Il est inadmissible que des éléments armés incontrôlés, qui relèvent du pur banditisme, continuent de menacer le processus de pacification de l'Ituri et de la République démocratique du Congo en général par des attaques meurtrières contre la force de maintien de la paix des Nations unies. Ces attaques sont des attaques directes contre la communauté internationale, qui ne ménage aucun effort pour contribuer à la pacification de l'ensemble de la région des Grands Lacs. Aucune tolérance ne pourra être admise pour ces groupes armés qui refusent de rallier le processus de désarmement et de réinsertion, ainsi que pour ceux qui les appuieraient en facilitant leurs opérations ».Lors de son récent déplacement en Ituri, fin avril, M.Michel avait pu constater les conditions difficiles dans lesquelles opèrent tant la MONUC que les Forces armées de la RDC (FARDC) et avait réitéré le plein soutien de la Commission aux opérations menées par la MONUC et les FARDC pour rétablir les conditions minimales de sécurité dans l'Est du Congo, et en Ituri en particulier.

 

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