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Bulletin Quotidien Europe N° 8949
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/soudan

Le PE condamne Khartoum pour sa responsabilité dans l'éclosion du conflit au Darfour

Strasbourg, 18/05/2005 (Agence Europe) - Le PE exprime ses préoccupations persistantes pour la situation au Darfour et, s'il se félicite de la signature de l'accord de paix global signé en janvier entre le Nord et le Sud Soudan, il invite instamment toutes les parties à le mettre en œuvre et à soutenir la Cour pénale internationale « pour mettre un terme à la culture de l'impunité au Darfour ». Tel est le message d'une résolution adoptée le 12 mai à Strasbourg, dans laquelle le Parlement considère qu'aucune des parties ne respecte ses engagements: le gouvernement du Soudan « continue à violer l'accord de cessez-le-feu par des attaques aériennes et ne parvient pas à dissoudre les milices janjawids et à traduire les responsables devant la justice ». Quant aux rebelles, ils sont responsables d'une « importante augmentation des violations du cessez-le-feu ». Le Parlement se dit vivement préoccupé par « le fait que la montée de l'insécurité et de la violence, et l'absence de règlement pacifique à la crise au Darfour pourraient, à terme, remettre en cause l'ensemble du processus de paix ». Le PE « condamne le gouvernement du Soudan pour être responsable de décennies de marginalisation économique et politique de certaines communautés et régions, situation qui a débouché sur le conflit au Darfour », comme il condamne la violence, la terreur et les nombreux viols perpétrés au Darfour. Inquiet pour la nouvelle arrestation de M. Adam, président de l'organisation pour le développement social du Soudan (déjà incarcéré en 2004), ainsi que les arrestations de son collègue M. Salim et de son chauffeur M. Taha, le Parlement demande aux autorités soudanaises de les relâcher sans délai. Le Parlement salue en revanche la décision du Conseil de sécurité de créer la mission de l'ONU au Soudan, forte de 10 000 personnes, et la décision de l'Union africaine de porter à quelque 7 700 hommes sa force de maintien de la paix au Darfour. A la Commission, le Parlement demande de faire en sorte que les 450 millions d'euros mis à la disposition du Soudan au titre de l'aide au développement, mais dont la mobilisation est conditionnée à des progrès effectifs au Darfour, soient octroyés progressivement et dans toute la mesure du possible par des organisations humanitaires. Le Parlement estime que « le gouvernement soudanais ne devrait pouvoir accéder à ces fonds que si des progrès sensibles sont réalisés sur la voie de la paix au Darfour ». La résolution invite par ailleurs les gouvernements du Soudan, du Tchad, de la Libye et de la République centrafricane à contrôler plus strictement le commerce des armes légères dans la région, et les Etats-Unis à « s'engager plus activement en faveur du règlement du conflit et de la fin de l'impunité au Darfour ».

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