Bruxelles, 18/05/2005 (Agence Europe) - La 58 ème Assemblée mondiale de la Santé, l'organe directeur suprême de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), a examiné les 16 et 17 mai à Genève, les principales questions de santé publique et plus particulièrement la santé de la mère et de l'enfant. A cette occasion, le ministre luxembourgeois de la Santé et de la Sécurité sociale Mars Di Bartolomeo a lancé un appel au nom de l'UE pour que « nous ayons l'ambition de viser la santé pour tous ». Dans son intervention, le ministre a souligné que chaque minute une femme meurt de complications liées à la grossesse ou à l'accouchement et que chaque année, il y a plus de 3,3 millions de mort-nés. « 4 millions de nouveau-nés meurent dans les 28 jours suivant leur mise au monde, et 6,6 millions d'autres enfants en bas âge disparaissent avant leur cinquième anniversaire », a indiqué M. Di Bartolomeo qui, face à ce constat de 9 millions de morts par an, a appelé «à faire de la dispensation de soins à l'enfant et à la mère un impératif absolu ». Le ministre a notamment évoqué: 1) le droit à la santé sexuelle : priver la mère et l'enfant des soins de santé qui leur reviennent équivaut à une inacceptable discrimination et est un obstacle de taille à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement, a noté Mars Di Bartolomeo, pour qui un meilleur accès aux services de santé génésique et aux informations relatives est essentiel à la mise en œuvre du Programme d'action du Caire et des Objectifs du millénaire ; 2) la lutte contre le sida: le ministre a souligné qu'en 2005, il faudrait consacrer une attention particulière à ce fléau qui ne cesse de se propager. « La lutte contre le sida, dont la force meurtrière équivaut à celle de 15 tsunamis par an, exige de la part de la communauté internationale un effort cohérent et concerté », a indiqué M.Di Bartolomeo en demandant à l'OMS de jouer un rôle moteur dans cet effort; 3) les stratégies : le ministre a appelé à éviter la duplication des stratégies et des actions de tous les acteurs engagés et à un usage plus efficace des forces et des compétences de chacun. Les Etats membres de l'UE tiennent à souligner l'importance des synergies et de la complémentarité entre leurs programmes de santé publique et d'aide au développement et ceux de l'OMS, a ajouté Mars Di Bartolomeo ; 4) le nouveau règlement sanitaire international : le ministre a fait part de la satisfaction de l'UE pour le travail accompli dans la finalisation de ce règlement et a affirmé la détermination de l'UE à continuer son étroite collaboration avec l'OMS dans l'intérêt de la meilleure santé pour tous.