Bruxelles, 18/03/2005 (Agence Europe) - Inquiet de l'approche préconisée par la Commission pour la mise en œuvre de la stratégie de Lisbonne reposant essentiellement sur les Etats membres via les plans d'action nationaux alors qu'elle ignore le rôle des autorités régionales et locales, le Comité des Régions (CdR) a adopté, lors de sa session plénière de fin février, une résolution sur la redynamisation de la stratégie de Lisbonne. Dans cette résolution, le Comité: - déplore que les collectivités territoriales ne soient pas considérées comme des acteurs clé de cette stratégie alors que « l'une des causes du retard dans la mise en œuvre de l'agenda résulte justement de l'absence d'une véritable approche décentralisée de la stratégie »; - demande à la Commission de « réformer la méthode ouverte de coordination pour impliquer davantage les autorités régionales et locales » et appelle les Etats membres « à intégrer les collectivités régionales et locales dans l'élaboration de leurs plans nationaux pour tenir compte des spécificités locales et régionales dans le processus de Lisbonne » ; - prévient « qu'à défaut de devenir plus ciblé, plus transparent, plus démocratique », le processus de Lisbonne souffrira de la faiblesse de son appropriation par les Etats membres » ; - propose d'établir un classement pour comparer les efforts de réforme effectués par les Etats membres ; - estime que « la réalisation des objectifs de Lisbonne, une politique de cohésion crédible et un cadre financier adapté à ces ambitions sont indissociables » ; - plaide pour l'assouplissement des règles du Pacte de stabilité et de croissance pour mieux tenir compte de la diversité des situations économiques des pays de l'UE et de leurs investissements, liés à la mise en œuvre de Lisbonne ; - demande, pour les services d'intérêt général, que l'UE privilégie l'amélioration du système pour assurer à long terme la fourniture de services de qualité ; - s'inquiète de ce que les investissements dans les ressources humaines et la lutte contre l'exclusion sociale ne soient pas évoqués dans la communication de la Commission.