Bruxelles, 17/03/2005 (Agence Europe) - La Commission a accepté l'octroi d'une aide environnementale pour un projet de chauffage urbain à Rome, sous réserve que le groupe ACEA rembourse une aide antérieure jugée illégale. L'aide à l'environnement d'un montant de 3,8 millions d'euros qui a été autorisé doit être accordée par la Regione Lazio à AceaElectrabel, filiale du groupe ACEA, qui opère dans le secteur de l'énergie et est contrôlée par la municipalité de Rome. Cette municipalité avait bénéficié, en même temps que d'autres sociétés contrôlées par des municipalités en Italie, d'aides déclarées illégales par la Commission en 2002. Plus de deux ans après, la Commission avait constaté en début d'année (EUROPE du 22 janvier, p. 15) qu'aucune mesure concrète n'avait été mise en œuvre pour récupérer l'aide auprès des différents bénéficiaires et avait décidé de poursuivre l'Italie devant la Cour de justice. « Par cette décision, la Commission renforce l'application des règles sur les aides d'Etat en s'opposant à ce que de nouvelles aides soient accordées à des entreprises qui ont bénéficié auparavant d'une aide illégale d'un Etat membre et ne l'ont pas remboursée », commente la Commissaire à la concurrence Neelie Kroes.