Bruxelles, 08/11/2004 (Agence Europe) - Plusieurs députés européens ont commenté la présentation du rapport de Wim Kok sur l'examen à mi-parcours de la stratégie de Lisbonne en exhortant les Etats membres de l'UE à prendre au sérieux les avertissements lancés dans ce rapport, même s'ils ne sont pas forcément d'accord sur toutes ses propositions (voir EUROPE du 4 novembre, p.8, du 5 novembre, p.9, et du 6 novembre, pages 12 et 13).
Ainsi, au groupe PPE-DE, Alexander Radwan voit dans le rapport Kok un"aveu de faillite" faisant ressortir les défaillances du processus de Lisbonne. Dans un communiqué, M.Radwan ridiculise les "célébrations annuelles" de la stratégie de Lisbonne, en critiquant "l'égoïsme des Etats membres" qui compromet des projets d'une importance cruciale, comme la directive sur le brevet européen, que "certains Etats membres ont laissé tout simplement échouer pour des raisons linguistiques". L'élu de la CSU s'en prend notamment au chancelier Schröder, à qui il reproche d'avoir été "l'exécutant bienveillant des tactiques dilatoires de la France" dans l'affaire de la libéralisation des marchés de l'énergie, et à son ministre de l'Economie Wolfgang Clement qui "rejette ouvertement les demandes en vue d'une directive UE sur la libéralisation des services postaux".
Les Etats membres devraient voir dans ce rapport un "signal d'alarme", estime, au groupe ALDE, le français Bernard Lehideux. Le rapport Kok "ne doit constituer qu'une base et mérite d'être largement approfondi", affirme dans un communiqué l'élu de l'UDF, qui critique "la prudence parfois exagérée des mesures proposées" par le Groupe du haut niveau. Selon lui, si on veut donner un nouveau souffle à la stratégie de Lisbonne, il faut absolument exclure tout plafonnement du budget de l'UE à 1% du PIB, « comme le soutiennent plusieurs Etats membres » (dont le sien, la France: NDLR).