Bruxelles, 08/11/2004 (Agence Europe) - Microsoft a annoncé avoir atteint un compromis avec la CCIA (Computer & Communication Industry Association), d'une part, et Novell, d'autre part, qui l'accusaient d'avoir enfreint les règles antitrust. La CCIA a accepté de ne pas intervenir dans la procédure d'appel engagée par Microsoft devant la Cour de justice européenne (le géant informatique conteste en effet la décision de la Commission européenne de lui infliger une amende de 497 millions de dollars pour abus de position dominante, voir EUROPE du 29 septembre, p.16). Rappelons que la CCIA, qui regroupe des sociétés informatiques concurrentes de Microsoft, avait introduit en février 2003 une plainte auprès de la Commission concernant des problèmes d'interopérabilité du système d'exploitation Windows XP avec des produits concurrents. La CCIA a également accepté de ne pas poursuivre Microsoft devant la Cour suprême des Etats-Unis dans la procédure similaire engagée de l'autre côté de l'Atlantique. En contrepartie, Microsoft deviendra membre de la CCIA et contribuera notamment au financement de certaines dépenses juridiques engagées les dernières années par l'Association. D'autre part, Microsoft est parvenu à un règlement à l'amiable avec l'éditeur de logiciels Novell à qui il versera une compensation de 536 millions de dollars. Le conflit portait sur le système Netware de Novell, produit concurrent du système d'exploitation Windows. La société informatique s'estimait lésée par les pratiques anticoncurrentielles de Microsoft. Novell a également accepté de ne pas prendre part à la procédure entamée par Microsoft devant la Cour de justice européenne. Les parties ne se sont toutefois pas entendues à propos du traitement de texte WordPerfect, et Novell déposera une nouvelle plainte à propos de pratiques anticoncurrentielles de la part de Microsoft, pour la période allant de juin 1994 à mars 1996. Lors d'une conférence de presse, lundi après-midi, le directeur juridique de Microsoft, Brad Smith, s'est réjoui, en déclarant: "Ces accords sont un message fort, signifiant que nous et les autres entreprises sommes désormais capables de nous asseoir autour d'une table et de régler les différends à l'amiable". M. Smith a assuré par ailleurs que Microsoft allait continuer à collaborer avec ses concurrents, afin de contribuer à la croissance économique et à la création d'emplois dans le monde.