Bruxelles, 19/07/2004 (Agence Europe) - Mercredi dernier, la Commission a adopté son paquet de règlements en matière de fonds structurels pour la période 2007-2013. Parmi ceux-ci, elle a approuvé celui destiné à simplifier et à cibler les dépenses consacrées à la politique sociale et de l'emploi de l'Union. Ce nouveau Fonds social européen (FSE) 2007-2013 a pour mission d'aider financièrement les politiques visant à favoriser l'emploi et à renforcer la cohésion économique et sociale dans le cadre de la stratégie européenne pour l'emploi (SEE). Avec moins de contraintes administratives, de règles plus simples et une décentralisation accrue vers les Etats membres, ce fonds sera à la fois plus facile à gérer et mieux à même de relever les nouveaux défis découlant de l'élargissement, du vieillissement de la population et de la mondialisation, souligne un communiqué du porte-parole. Pour compléter l'action menée dans le cadre du FSE, la Commission a adopté un nouveau programme, intitulé "Progress" qui portera sur cinq domaines: l'emploi, la protection sociale et l'inclusion, les conditions de travail, la lutte contre la discrimination et la diversité, l'égalité hommes-femmes. La Commission propose de lui allouer un budget d'un peu plus de 600 millions d'euros sur 7 ans. Elle a également annoncé que des propositions visant "à soutenir le dialogue social, la libre circulation des travailleurs et l'analyse démographique", seront présentées ultérieurement.
Le nouveau règlement propose que le FSE continue à investir dans les ressources humaines. Il couvrira ainsi deux des trois objectifs de l'aide en faveur de la cohésion dans le nouveau cadre financier, à savoir l'objectif "convergence" et l'objectif "compétitivité régionale et emploi". Son intervention portera sur quatre domaines d'action approuvés par le Conseil européen: le renforcement de la capacité d'adaptation des travailleurs et des entreprises; l'amélioration de l'accès à l'emploi des demandeurs d'emploi et des personnes inactives, la prévention du chômage, le prolongement de la vie active et l'accroissement de la participation au marché du travail des femmes et des migrants; l'amélioration de l'inclusion sociale des personnes défavorisées et la lutte contre la discrimination; la promotion du partenariat pour les réformes en matière d'emploi et d'inclusion sociale. Selon la proposition de la Commission, le FSE représenterait 20 à 25% du financement total en faveur de la cohésion, souligne le communiqué. L'égalité des chances pour les femmes et les hommes (en association avec des actions spécifiquement destinées aux femmes), la bonne gouvernance et le renforcement des institutions seront également favorisés. Notons encore qu'au titre du nouvel "objectif 1" (convergence - croissance et emploi), le FSE concentrera son action sur les Etats membres et les régions les moins développés. En effet, suite à l'élargissement, le nombre de régions et Etats moins développés (c'est-à-dire avec un PIB inférieur à 75% de la moyenne de l'Union) s'est accru et les écarts dans les domaines de la pauvreté et de l'emploi ont doublé. Dans le cadre du nouvel "objectif 2" (compétitivité régionale et emploi), le FSE financera des projets nationaux dans des secteurs confrontés à un changement économique et social ou, par suite de la mondialisation, à des restructurations dans les Etats membres n'ayant pas droit à une aide au titre de l'"Objectif 1".