19/03/2004 (Agence Europe) - Les récents propos modérés de Philippe Busquin (entretien accordé au quotidien Le Monde et la conférence de presse dont EUROPE a rendu compte le 18 mars, p.9) n'ont pas été du goût de la ministre française déléguée à la recherche, Claudie Haigneré. Dans une lettre dont chaque phrase commence par « je », elle n'hésite pas à reprocher « une ingérence dans la politique nationale d'un Etat membre » au Commissaire européen qui s'était simplement montré soucieux de l'avenir de la recherche européenne et des besoins des chercheurs. Dans une lettre très aimable, M. Busquin s'explique et se déclare « convaincu que nous continuerons à oeuvrer ensemble (…) pour faire de la recherche le socle de l'innovation et de la croissance de votre pays et de notre continent ». M. Busquin recevra dans les prochains jours les représentants du collectif « Sauvons la recherche » qui n'ont pas réussi à venir jeudi à Bruxelles.