Bruxelles, 26/01/2004 (Agence Europe) - Le Conseil Affaires générales/Relations extérieures a été informé par le Commissaire Poul Nielson et a débattu des progrès réalisés en 2003 vers une efficacité accrue des actions extérieures de l'UE (voir EUROPE de samedi, p. 5). Ses conclusions, adoptées à la lumière de ce quatrième rapport d'étape sur la réforme de la gestion de l'aide à la Commission et d'un document d'orientation de la Présidence, soulignent la nécessité d'assurer la cohérence et l'équilibre de l'ensemble des politiques extérieures pour que le déploiement de l'aide serve les objectifs extérieurs de l'UE. Le Conseil estime que, pour satisfaire à cette exigence, trois conditions doivent être remplies:
L'UE doit jouer un rôle pilote en faveur d'un véritable multilatéralisme: cet engagement devra être concrétisé notamment par une meilleure coordination interne, une meilleure visibilité de l'aide (à laquelle contribuera l'élargissement de l'UE) et un véritable dialogue avec les partenaires dans les pays en développement et les pays développés. L'UE devra oeuvrer, dans le cadre de la réforme de l'ONU, à un suivi plus efficace et mieux coordonné des grandes conférences mondiales, consolider son rôle pilote dans les prochaines grandes conférences (notamment la Cnuced), rechercher une plus grande cohérence entre les politiques commerciale et de développement de l'ONU, de l'OMC et des Institutions de Bretton Woods (FMI, Banque mondiale), poursuivre ses efforts pour remettre sur les rails le processus de Doha à l'OMC. Le Conseil souligne à cet égard qu'il convient «en priorité de viser à assurer des avantages réels aux pays les plus pauvres en faisant rapidement avancer les dossiers qui comptent le plus pour eux ».
L'UE doit optimiser l'efficacité de son aide: le Conseil invite la Commission à soumettre des propositions pour étendre à l'ensemble de l'aide extérieure de l'UE l'application de critères normalisés d'affectation des ressources, fondés sur les besoins et les résultats et tenant compte des difficultés propres aux pays en proie à des crises ou des conflits. La proposition de budgétisation du Fonds européen de développement (FED) sera examinée par le Conseil en février. Quant au débat annuel sur l'efficacité de l'aide, il aura lieu désormais chaque année en octobre.
L'UE doit contribuer à la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement: le Conseil estime que l'engagement pris par l'UE envers ces objectifs de lutte contre la pauvreté devrait se refléter dans l'ensemble des politiques de l'UE et dans ses décisions concernant l'affectation des ressources financières. Il souligne la nécessité de déployer des efforts importants en 2004 pour augmenter le niveau d'aide publique au développement des Etats membres de l'UE, conformément aux engagements pris à Monterrey (Conférence de l'Onu sur le financement du développement, Mexique, mars 2002). Il évaluera en avril prochain les progrès réalisés en la matière ainsi qu'en termes de coordination des politiques et d'harmonisation des procédures (conformément aux conclusions du Conseil européen de Barcelone) et veillera à ce que l'UE puisse jouer un rôle pilote lorsque sera dressé, en avril 2005, le bilan des objectifs du millénaire (le Conseil pourrait, si nécessaire, inviter la Commission à jouer un rôle analogue à celui qu'elle assume dans le suivi de la conférence de Monterrey).