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Bulletin Quotidien Europe N° 8619
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M.Trichet refuse de commenter l'appréciation de l'euro, mais avoue qu'il n'aime pas la volatilité ou les perturbations excessives sur les marchés des changes et admet l'importance du problème de la confiance dans l'euro - Les exportations de la zone euro devraient se développer

Francfort, 08/01/2004 (Agence Europe) - Lors de sa première réunion de 2004, le 8 janvier, le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne a laissé inchangés ses principaux taux directeurs - "à leurs bas niveaux", a commenté devant la presse le Président de la BCE Jean-Claude Trichet (taux de soumission minimal appliqué aux opérations principales de refinancement à 2%, taux d'intérêt de la facilité de prêt marginal à 3% et taux de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt à 1%).

Interrogé sur le manque de confiance de certains Européens dans l'euro, M. Trichet a admis: c'est vrai, c'est un problème, et nous devons tous faire de notre mieux pour contribuer à cette confiance dans la monnaie commune. Selon lui, la confiance est, justement, "cristallisée dans le bas niveau des taux d'intérêt" (ceux à court terme sont pratiquement à 0% en termes réels, ceux à long terme sont "très bas", a-t-il noté), ainsi que dans un environnement financier favorable et une bonne situation de l'épargne et de la disponibilité des capitaux. M.Trichet a, dans son intervention, reconnu que les développements récents du taux de change ont un impact négatif sur la compétitivité des prix des exportateurs de la zone euro, mais a estimé que ceci devrait être partiellement compensé par la poursuite de l'expansion de la demande mondiale: globalement, donc, les exportations de la zone euro devraient continuer d'augmenter. M.Trichet a refusé de répondre à une série de questions sur l'appréciation de l'euro par rapport au dollar, en se limitant à répéter: "je n'aime guère la volatilité excessive ou les excessives turbulences sur le marché des changes". Et il a martelé: "nous ne sommes pas prisonniers d'une équation, nous ne sommes pas prisonniers d'un logarithme qui dicterait notre comportement", et dans notre analyse, nous tenons compte de tous les facteurs.

Interrogé sur l'opportunité d'un recours de la Commission devant la Cour de Justice à propos de la décision du Conseil Ecofin de novembre dernier de suspendre les procédures prévues contre France et Allemagne pour non-respect du Pacte de stabilité (voir EUROPE d'hier, p.9), M.Trichet a dit que la BCE n'avait pas de position à ce sujet. Ce n'est pas notre responsabilité, "nous continuons à méditer", a-t-il commenté. En même temps, il a rappelé l'importance que la Banque attache aux engagements pris par France et Allemagne lors de l'Ecofin de novembre dernier, ainsi qu'à l'annonce par l'Ecofin (à la majorité qualifiée) des conséquences à attendre si ces engagements ne sont pas tenus.

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