Bruxelles, 03/11/2003 (Agence Europe) - La Commission des Episcopats de la Communauté européenne (COMECE), réunie en assemblée plénière les 30 et 31 octobre à Bruxelles, a renouvelé son appel aux gouvernements de l'UE afin que la Conférence intergouvernementale sur le futur traité constitutionnel inscrive dans le préambule du traité une référence au christianisme. Selon les évêques, la reconnaissance de l'importance des racines chrétiennes en Europe serait la simple constatation d'une vérité historique et ne diminuerait en rien l'apport d'autres traditions religieuses ou de pensée, clairement mentionnées elles aussi dans le préambule. La référence à l'importance du christianisme ne revient pas à récupérer l'héritage de l'Europe par une seule religion, insiste la COMECE, pour qui ceci ne remettrait non plus en question la séparation entre église et Etat. Pendant le débat sur la CIG, l'ambassadeur de la France auprès du Saint-Siège, Pierre Morel, a affirmé, selon un communiqué, que la position de la France sur une référence au christianisme dans la future Constitution "n'est pas négative mais prudente", car les appels à une telle référence "suscitent des demandes concernant d'autres sources (...) et on entre alors dans un délicat arbitrage: ou bien une énumération des différentes sources, ce qui neutraliserait la contribution du christianisme, ou bien une sélection qui mènerait à des débats sans fin". Selon l'ambassadeur, le fait que la France ait accepté l'article 51 sur le statut des églises proposé par la Convention constitue déjà une "avancée majeure (...), sans précédent ni équivalent dans la législation française ou européenne".
La COMECE, annonce le communiqué, tiendra les 22 et 23 avril 2004, à Santiago, un congrès sur le thème "La responsabilité des catholiques et le projet européen". Pour préparer le congrès, elle a publié un document de consultation intitulé "Ouvrons nos coeurs" (http://www.comece.org ).