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Bulletin Quotidien Europe N° 8568
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/environnement

La Commission estime que les résultats des études britanniques sur les atteintes à la biodiversité de deux plantes transgéniques ne remettent pas en cause le principe d'une levée du moratoire sur les OGM

Bruxelles, 20/10/2003 (Agence Europe) - La publication récente de deux nouvelles études scientifiques britanniques indépendantes mettant en évidence les effets dévastateurs de deux plantes génétiquement modifiées sur la faune et la flore a été accueillie par la Commission européenne avec une sérénité affichée. Celle-ci a démenti, lundi, que ces nouvelles données scientifiques puissent d'une quelconque manière remettre en cause le principe de la levée prochaine du moratoire de facto, en vigueur dans l'Union depuis 1998, sur toute nouvelle autorisation de mise sur le marché d'OGM .

Interrogé à ce sujet, le porte-parole de la Commission a répondu à la presse: « ce n'est pas la première étude scientifique sur les effets des OGM sur l'environnement. Plusieurs études ont déjà été publiées, et certaines sont toujours en cours. La Commission les encourage en vue d'utiliser leurs résultats quand la question se posera d'autoriser ou non un OGM spécifique. Les deux OGM concernés ne sont pas autorisés dans l'Union. Ces résultats seront pris en compte quand une demande d'autorisation concernant ces OGM sera introduite ». Selon lui, ces nouvelles données « confirment simplement qu'il faut des règles pour garantir la coexistence des cultures conventionnelles/biologiques, et des cultures OGM dans les Etats membres, mais elles ne devraient pas avoir d'impact sur le principe d'une levée du moratoire car les procédures d'autorisation des OGM en vigueur dans l'UE ne prévoient d'accorder d'autorisation qu'une fois scientifiquement prouvée l'absence de risques des OGM pour la santé et l'environnement ». C'est l'Autorité européenne de sécurité des aliments qui est désormais compétente pour les avis scientifiques requis préalablement, et c'est aux Etats membres que revient de décider, sur proposition de la Commission, a-t-il rappelé.

L'étude, commandée en 1999 par le gouvernement britannique, procède à l'analyse comparée des comportements des plantes conventionnelles et des plantes transgéniques sur l'environnement et révèle que la betterave et le colza, génétiquement modifiés pour résister aux herbicides, ont des effets néfastes sur la flore et sur les insectes (une perte de 60% de semences sauvages, moins de papillons et de mouches dans les champs de betteraves trangéniques ainsi que la disparition de 80% de semences à l'état sauvage, et moins de papillons dans les champs de colza modifié).

Les experts en concluent que la culture de betteraves et de colza conventionnels est plus salutaire pour la biodiversité que la culture de ces plantes transgéniques dont l'introduction généralisée conduirait les oiseaux à des difficultés pour se nourrir. Les scientifiques estiment que le maïs génétiquement modifié pourrait avoir des effets bénéfiques sur la biodiversité - une hypothèse que conteste l'ONG de défense de l'environnement Friends of the Earth, car les essais ont comparé le maïs transgénique avec un herbicide total qui a été retiré du marché européen.

Dans un communiqué, Friends of the Earth appelle à une interdiction immédiate de la culture du colza et de la betterave transgéniques concernés dans l'Union et exhorte l'industrie de la biotechnologie à communiquer les résultats des expérimentations aux Etats membres auprès desquels elle a introduit une demande d'autorisation de mise sur le marché de ces produits, c'est-à-dire la Belgique (pour le colza et la betterave à sucre), le Danemark (pour la betterave fourragère), l'Allemagne (pour la betterave à sucre) et la France (pour le maïs).

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