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Bulletin Quotidien Europe N° 8568
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/jai

Cinq Etats veulent aller "plus vite" en matière d'immigration

Bruxelles, 20/10/2003 (Agence Europe) - "Aller plus vite, plus loin" était l'ambition affichée par les ministres de l'Intérieur français, allemand, italien, britannique et espagnol, lors de leur réunion à La Baule, dimanche et lundi. Les Cinq envisagent notamment de négocier ensemble des accords de réadmission des clandestins avec les pays de transit et d'origine, si la Commission n'avance pas plus rapidement sur ce terrain.

Réitérant les critiques formulées lors de l'informel JAI de Rome, le ministre français, Nicolas Sarkozy, a expliqué que les Cinq pressent la Commission "d'aller plus rapidement dans les accords de réadmission dont elle a la charge, pour nous dire soit 'ça avance', soit 'ça n'avance pas' et, dans ce cas-là, que les pays membres puissent reprendre les négociations." Les Cinq pensent désigner un pays chef de file "pour négocier au nom des autres des accords de réadmission" sur la base d'accord cadre, a indiqué Nicolas Sarkozy.

Les Cinq envisagent aussi d'organiser des "avions de retours groupés de clandestins", a indiqué Nicolas Sarkozy. Le ministre italien, Giuseppe Pisanu, a confirmé son intention de "faire des propositions concrètes contre l'immigration clandestine maritime." Les Cinq ont appelé à une "mutualisation" des ressources pour gérer les frontières, a indiqué M. Sarkozy. Le ministre espagnol, Angel Acebes, a insisté sur sa proposition de directive obligeant les transporteurs à fournir des données sur les passagers aériens, maritimes et par route dans l'espace Schengen.

Nicolas Sarkozy a défendu cette ébauche de coopération renforcée, en soulignant dans une interview au Journal du Dimanche que le groupe s'est formé "parce que c'est opérationnellement plus difficile de prendre des décisions à 15 aujourd'hui, à 25 demain, spécialement dans des domaines où nous avons besoin d'être réactifs." "Il faut préparer des décisions à cinq pour mieux réussir l'Europe", a-t-il précisé. Pour le ministre allemand, Otto Schily, ces discussions "sont extrêmement utiles" mais "ne remplacent pas" l'UE. A la Commission, on considère que les coopérations renforcées "ne sont pas taboues" et qu'il est positif que certains pays puissent aller plus loin.

La prochaine réunion du "G5", qui devrait se tenir en février 2004 en Allemagne, sera consacrée essentiellement à la réforme d'Europol, a indiqué M. Sarkozy.

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